Archives mensuelles : mai 2016

Le Meilleur d’ailleurs

… Demain le Film …

Connaissez-vous « Demain le film » ? Isab’ailes et moi sommes allés le voir en fin de semaine. C’est un documentaire bien fait, très instructif et qui fait bouger les consciences. En tout cas, c’est comme ça que nous l’avons vécu.

Ce que je retiens d’abord et avant tout après l’avoir vu, c’est que si on a plein de problèmes, on a aussi plein de solutions à portée de main. Comme nous mangeons tous, prenons l’exemple de l’agriculture. Nous pouvons produire notre nourriture de plusieurs façons, en voici deux types.

L’agriculture industrielle : elle est mécanisée à outrance, basée sur l’usage de pesticides et fonctionne en monocultures sur de grandes surfaces. Elle détruit les sols, pollue la terre, l’eau et l’air, décime la biodiversité végétale et animale, empoisonne les consommateurs et ses rendements sont mauvais.

La permaculture : elle se pratique essentiellement à la main, sur de petites surfaces, est durable, très économe en énergie, maintient la biodiversité végétale et animale, ne pollue pas et ses rendements sont plusieurs fois supérieurs à l’agriculture industrielle. Elle favorise une économie locale, avec autant d’avantages sociaux qu’écologiques.

Un autre exemple super intéressant : l’économie. Une économie locale génère 3 fois plus de richesse et crée 3 fois plus d’emploi qu’une économie internationalisée (les multinationales). Pourtant, nos gouvernements font des faveurs et lèchent les mains des multinationales. Pourquoi ? Je devine que vous connaissez la réponse.

Dans beaucoup de domaines, comme l’écologie, la finance, la santé, nous avons des outils pour apporter des améliorations concrètes maintenant. Mais ça ne se fait pas parce que nos dirigeants nationaux et supranationaux ne le veulent pas. Leur intérêt est de défendre les intérêts des banques, des cartels pétroliers, pharmaceutiques et industriels, mais pas ceux de leur peuple. La solution ne viendra pas d’eux.

Alors, que faire ? Il est bon de savoir que beaucoup de choses se font déjà. Des communautés locales et des villes partout sur la planète ont décidé de prendre leur destin entre leurs mains pour notamment réduire (et à terme supprimer) leur dépendance aux énergies fossiles, développer une économie durable, renforcer le tissu social et la coopération dans nos communautés humaines, etc.

Si vous souhaitez en savoir plus et voir ce que vous pouvez faire concrètement, je vous invite à visiter le site de « Demain le film », qui présente « 5 actions de tous les jours qui peuvent vraiment faire une différence », en cliquant sur www.demain-lefilm.com

Si le mouvement Transition vous intéresse, voici 2 sites : www.transitionfrance.fr et http://reseautransitionqc.org

Lorsqu’on veut développer une économie locale durable, il faut s’affranchir de la dépendance liée à la monnaie officielle. L’introduction d’une monnaie locale est un pas nécessaire, qui a été fait dans de très nombreuses villes. Pour en savoir plus : En France : http://monnaie-locale-complementaire.net/ En Suisse : http://monnaie-leman.org/ À Québec : http://accorderie.ca À Montréal : www.villerayentransition.info En Belgique : www.grezentransition.be

Le troc est lui aussi un moyen très simple d’échanger des produits et services. De très nombreux systèmes d’échange locaux (SEL) ont vu le jour. Il y en peut-être un dans votre région.

Michel A. pour Merci la Vie !

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 36

Les premiers pas

Je commence à m’habituer à ma nouvelle vie, et même à l’apprécier. Il faut dire que l’amabilité et la chaleur naturelle qui règnent dans la communauté aident grandement à passer par-dessus les exigences qui encadrent la vie communautaire.

Mes journées débutent toujours par une méditation dans ma petite chambre. Au début, je trouvais dur de me lever à 7h00 (l’horaire d’un chômeur est assurément plus flexible) pour m’asseoir sur un petit tapis peu rembourré. Mais comme les bienfaits compensent largement les inconvénients, je me suis plié à cette pratique hautement recommandée.

Les journées sont rythmées principalement par deux choses : les travaux et les repas. C’est chouette les repas en groupe, pour moi qui mangeait la plupart du temps seul dans mon salon (avec ma chatte, oui, mais c’est pas pareil), j’apprécie beaucoup, d’autant que ce n’est pas moi qui cuisine. Et c’est bien meilleur que tu surgelé !

Les travaux, eux, se passent toujours en groupe. C’est une règle ici. Le comité en charge de l’organisation de la communauté m’a affecté aux jardins. On m’a expliqué que le respect de la nature et le contact avec la Terre-Mère étaient indispensables pour vivre équilibré et heureux. A leurs yeux, je crois que j’ai un peu de rattrapage à faire de ce côté.

Comme je l’avais lu, la notion de service est très présente dans les valeurs de Navdanya, et les travaux pour la communauté entrent dans ce cadre. La durée que chaque « semeur de graines » doit consacrer à son travail principal est de trois heures par jour. S’ajoute à cela le nettoyage des espaces communautaires, auquel on doit consacrer une heure par jour.

Pour vous, ça peut paraître exigeant comme engagement, mais dans le fond, il me reste beaucoup de temps libre, que je consacre à suivre des enseignements, discuter avec d’autres « semeurs de graines » et à me balader dans la nature. J’ai aussi pris ma guitare !

Un autre truc qui contraste énormément avec ma vie au Québec, c’est le rythme et l’ambiance. Dans les jardins et les champs, il n’y a aucune machine, tout se fait à la main et avec des animaux, des bœufs par exemple pour tirer les charrettes. On travaille en équipe dans une ambiance très joyeuse. Ça c’est génial. Et puis on ne se presse pas, on prend le temps de faire les choses. Les graines, les petits plants, tous les légumes sont touchés et traités avec respect et délicatesse.

Nos enseignants sont d’excellents exemples pour nous, les « semeurs de graines ». Je dirais qu’ils savent ce qu’ils ont à faire et le font avec un maximum de conscience, une haute qualité de présence, comme ils appellent aussi cela.

J’ai un peu hâte de pouvoir parler plus profondément de mes interrogations et des valeurs prônées par Gandhi, qui sont à la base de la vie de Navdanya, comme la vérité, la non-violence, le contentement, mais je sais que ça va venir en son temps.

En résumé, je me sens bien. Pour un début, c’est donc un bon début.

A la prochaine,

Jean-Daniel

Comment allez-vous ?

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Transcender : Si vous invitez toute émotion à être présente, si vous fusionner avec elle en toute conscience, vous transcenderez vos résistances !

Je vous invite à faire une expérience qui va façonner votre vie d’une nouvelle manière. Placez-vous debout et pensez à une situation pénible (actuelle ou passée). A l’instant où la mémoire se réactive, une émotion émerge. Déterminez s’il s’agit d’une peur, d’une colère ou d’une tristesse et évaluez son intensité sur une échelle allant de 0 à 10 (10 correspond à un état émotionnel insupportable).

Formulez la situation de vive voix. Par exemple : « Il y a deux ans, j’ai perdu mon ami et cela me rend triste. » Imaginez que l’émotion en question se tienne face à vous maintenant. Regardez-la attentivement un instant. Puis, modifiez la phrase. Vous ne direz plus « il y a deux ans, j’ai perdu mon ami et cela me rend triste », mais « j’observe qu’il y a deux ans, un être humain a perdu un ami et cela le rend triste ». En répétant la phrase trois fois, vous pencherez le torse en avant, de manière à ce que la tête et les bras pendent vers le sol. Inclinez littéralement le corps devant cette émotion.

Le dernier point repose sur votre pouvoir d’accueil. Répétez trois fois : « J’autorise cet être humain à fusionner avec l’émotion et à être en paix avec elle. » Permettez au corps de se détendre complètement sur le sol et visualisez comme l’émotion l’enveloppe chaleureusement. En respirant calmement, restez dans cette position jusqu’à ce que l’émotion ait complètement fusionné avec le corps.

Remerciez votre espace intérieur et vous-même pour cette expérience. Maintenant, repensez à la situation que vous avez choisie au début et évaluez à nouveau l’intensité de l’émotion. Vous constaterez qu’elle a diminué, et ce, parce que vous avez transcendé toute résistance.

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L’indulgence : ayez de l’indulgence, surtout envers ceux qui n’en ont pas

J’étais dans la voiture d’un collègue qui venait de passer une journée éprouvante. Devant nous, un véhicule roulait au ralenti. Très agacé, il maudit le conducteur : « Prends un vélo, si tu ne sais pas conduire ! » Furibond, il constata qu’il ralentissait d’avantage. « Quel imbécile, il le fait exprès ! L’humanité m’exaspère parfois ! », aboya-t-il. Soudain, la voiture freina brutalement et nous ne pûmes éviter de l’emboutir. Dans une colère explosive il sortit de la voiture et rejoignit le conducteur. Il vit alors le visage décomposée d’une femme en sanglots affalée sur son siège. « Est-ce que ça va ? », lui demanda-t-il avec précaution. Sa colère disparut subitement. « Excusez-moi, je suis perdue. Mon mari vient de décéder et je suis déboussolée », gémit-elle. Mon collègue l’aida à sortir de la voiture et la serra dans ses bras. Il se sentit honteux de s’être emportée contre cette femme en deuil. Dès lors, il ne critiqua plus jamais personne.

Soyez indulgent envers vous-même et les personnes qui vous entourent. Comme vous, elles ont toutes leur propre histoire de vie, qui peuvent être accablantes par moment. Offrez-leur votre bienveillance, surtout quand votre mental est sur le point de les juger gratuitement. Peu importe leurs actes, ouvrez-leur votre cœur, amenez un peu de douceur. Ce faisant, vous apporterez de la lumière, non seulement à votre espace intérieur, mais également à toutes les personnes que vous côtoyez.

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Le Meilleur d’ailleurs

… Connaissez-vous la « Fika » ? …

La Fika est une véritable institution en Suède. Le mot, dérivé de « kaffe » (café), désigne la pause qui a lieu deux fois par jour. Mais ce n’est pas seulement une pause-café vite faite comme on peut le voir en France ou au Québec, non, Fika est un moment d’échange, de partage et de convivialité qui permet de prendre de la distance par rapport au travail. Elle ne se pratique pas seulement sur le lieu de travail, mais aussi en famille et entre amis.

Faire une vraie pause, décrocher, avoir du plaisir à communiquer avec l’autre, manger quelque chose dans une bonne ambiance, voilà l’essentiel de la Fika. Si la qualité de vie en Suède est reconnue comme étant l’une des meilleures au monde, c’est peut-être parce que ce peuple a su intégrer dans son mode de vie, et au sein des entreprises, des moments et des espaces pour laisser place à la convivialité et au partage.

Toute nation aurait intérêt à faire en sorte que le monde du travail, auquel nous consacrons une grande partie de notre temps et de notre énergie, soit agréable et intéressant. Le travail à la chaîne, abrutissant et aliénant, si bien décrit par Charlie Chaplin dans « Les Temps Modernes », ne conduit en finalité à rien d’autre qu’enrichir quelques individus au détriment de tous les autres.

Le bien-être engendre le bien-être, et le mal-être en fait autant. Si nous voulons vivre en santé, il faut savoir cultiver son bonheur, et réussir à sortir d’un mode de vie stressé et stressant, corrosif pour le corps, et qui, soit dit en passant, dévaste notre système immunitaire et ouvre la porte aux maladies.

L’exemple de la Fika nous montre que c’est possible et facile, et qu’en accordant à l’humain une plus grande place, nous sommes tous gagnants (à part quelques-uns je vous le concède). Oui, en fin de compte, nous sommes avant tout des humains, et pas des employés, des patrons ou des chômeurs, et c’est en permettant et en aidant l’humain en chacun de nous à s’épanouir, que tous ensemble nous nous porterons mieux.

Prenez bien soin de vous,

Pour en savoir plus sur la Fika :
www.madmoizelle.comwww.info.arte.tvwww.terrafemina.com

Michel A. pour Merci la Vie !

 

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 35

Une autre planète

Bonjour les Amis !

Je vous écris d’une autre planète. Oui, je suis arrivé en Inde !

Je pourrais vous parler du choc de mon débarquement à New Dehli, de l’effervescence de cette ville où j’ai passé une nuit, de mon voyage en train jusqu’à Dehradun, des paysages du Nord de l’Inde, mais je préfère vous parler de mon arrivée dans la communauté de Navdanya. Les sourires des visages, la douceur des paroles, la bonté qui émanait de ces gens, voilà ce qui m’a le plus impressionné depuis mon arrivée. Moi, un parfait étranger, un inconnu, j’ai été accueilli avec une grande amabilité !

Je savais, pour l’avoir lu, que le respect était au cœur de leur relation à la vie, mais là, dès la première seconde, j’en ai fait l’expérience. Ça se sentait, se ressentait, d’une manière palpable.

Je ne suis là que depuis deux jours et j’essaie au mieux de m’adapter à leur mode de vie. Autant vous dire que ce n’est pas simple, même si les gens d’ici vivent simplement. Quand je dis cela, je ne parle pas forcément de l’aspect matériel, car on est assez bien installé. Aucun luxe dans ma chambre ou ailleurs, mais des commodités comme le wifi.

La simplicité à laquelle j’essaie de m’adapter est, comment dirais-je, plus de nature intérieure. J’ai remarqué une différence entre les gens qui vivent ici depuis longtemps et les gens de passage comme moi. Il y a chez les gens d’ici une paix, un calme qui font du bien. C’est cette paix qui doit rendre leur vie simple. On dirait qu’ils sont en accord avec eux-mêmes, en tout cas assez pour que ça fasse un contraste avec les autres.

Je n’en ai encore parlé avec personne, et je ne sais pas si je suis le seul à voir les choses ainsi. Mais je me dis que si ça m’a sauté aux yeux, c’est sûrement parce que côté « accord avec moi-même », il y a quelque chose à améliorer.

Par chance, les responsables de la communauté, ici à Ramgarh, les gens en charge des visiteurs (des semeurs de graines dans leur langage) et la plupart « des semeurs de graines » parlent l’anglais. Comme j’avais profité de rafraîchir mon anglais avant de partir (je me débrouille pas pire), ça devrait me permettre d’avoir très bientôt des échanges intéressants avec eux.

Bon, là, il est temps que j’aille me coucher, car demain 7h00, c’est la méditation. Je vous redonne des nouvelles bientôt.

Amicalement,

Jean-Daniel

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 34

Un sens profond

J’ai vécu une expérience très spéciale la semaine passée. J’étais chez mes parents pour la fin de semaine, la dernière fois avant mon départ. Comme j’aime le faire, j’étais sorti pour faire un tour au bord du fleuve. Pour rejoindre la berge, il faut descendre une falaise assez à pic. Je l’ai fait des dizaines de fois, mais samedi dernier, les rochers étaient particulièrement humides et j’ai glissé.

D’un coup, j’ai vu le vide au-dessous de moi, et j’ai pensé que j’allais m’écraser sur les rochers en contrebas. J’ai senti que ma vie me filait entre les doigts. Un sentiment de panique et un sentiment de totale impuissance sont montés en moi. Et puis, là, une impression de déjà vu a surgi, sans prévenir, la sensation très claire d’avoir déjà connu ce genre de situation : le passage de la vie à la mort.

Oui, c’est devenu très clair en moi, limpide, j’avais déjà connu un tel moment, ce genre de situation, mais ce souvenir était resté voilé, jusqu’à ce qu’il remonte devant la force de l’expérience, ou peut-être parce que mon âme avait voulu me faire ce cadeau. Cadeau d’un lâcher-prise total, d’un abandon total face à l’inéluctable, et pourtant naturel passage de la vie à la mort. Cadeau pour me rappeler que je pouvais lâcher prise, cesser de tout contrôler… et que la vie n’allais pas s’arrêter pour autant.

Un cadeau pour réveiller la confiance en la vie peut-être, cette confiance qui me fait souvent défaut, qui courbe l’échine sous les vagues de peur, les sentiments d’impuissance ou l’incompréhension de ce monde.

Malgré la folie de ma situation, sans le vouloir j’ai fermé les yeux pour bien graver en moi cet instant, ce vécu. Ça c’est fait inconsciemment, ou plutôt sous l’impulsion d’une force hors de mon contrôle, mais je savais que c’était là pour me permettre de me rappeler cet instant lorsqu’une peur ne manquerait pas de surgir ou que je douterais une fois encore que la vie sur cette belle planète a un sens profond, même s’il dépasse ma capacité à le reconnaître.

Je ne sais comment j’ai fait pour ne pas tomber, ni même si je l’ai fait. Tout songeur, sur le chemin du retour à la maison de mes parents, je me suis demandé si ce cadeau m’avait été donné en prévision de ce que j’allais vivre en Inde.

Jean-Daniel

Le Meilleur d’ailleurs

… Guérir en dépit du verdict …

Le cancer ? Quel cancer ?

Aussi farfelue qu’elle puisse paraître, j’ai été émerveillée par l’histoire de Shin, un Japonais ergomane à qui on avait diagnostiqué un cancer du rein métastatique incurable. Voilà un mélange d’imaginaire poétique, d’instinct de survie et de sain détachement par rapport aux dogmes, me dis-je. Après l’avoir opéré, irradié, soumis à la chimio, son équipe médicale le renvoie chez lui cinq mois plus tard, avec son soluté planté dans le bras, pour qu’il puisse voler vers les anges en paix, persuadée que ses jours sont comptés.

Cet homme d’affaires prospère au mode de vie rigide commence par jeûner, puis à respirer dehors 42 minutes avant le lever du soleil parce qu’il a observé que l’air est chargé d’oxygène à ce moment-là et que les oiseaux se mettent à chanter. Shin renoue également avec le violoncelle dont il avait cessé de jouer 25 ans plus tôt et passe plusieurs jours par mois dans une retraite de source thermale de montagne, répandues au Japon. Il ajoute également un peu de câlinothérapie et une diète proche du macrobiotisme à sa cure jusqu’au-boutiste.

Plus de 25 ans plus tard, Shin se consacre à aider les gens atteints de cancer. Lorsqu’on n’a plus rien à perdre, on peut improviser et suivre son instinct, une partie du cerveau reptilien assoupie en Occident. Les médecins de Shin ont probablement inscrit « rémission spontanée » dans son dossier ; le terme consacré en médecine conventionnelle.

L’histoire de Shin est relatée avec moult détails dans le best-seller de la chercheuse américaine en oncologie intégrative Kelly A. Turner, Rémission radicale. « C’est la favorite des lecteurs », me glisse l’auteure domiciliée à Brooklyn, présentement en congé de maternité.

Une pure anecdote ointe à l’huile de serpent ? Non, une parmi les 999 autres que la chercheuse a puisées dans la littérature scientifique et sur le terrain. 1000, c’est un peu le nombre d’or en recherche, le chiffre à partir duquel on commence à vous prendre au sérieux. J’ai testé la démarche de Kelly A. Turner auprès de plusieurs médecins depuis la lecture de son livre l’été dernier ; chaque fois, ils ont haussé un sourcil. Une spécialiste en oncologie m’a même lancé à la blague : « Si mes patients suivent les recommandations de ce livre, je n’aurai plus de travail ! »

Plus radical que spontané

Kelly A. Turner ne se destinait pas à faire sa thèse de doctorat sur ces cas de rémissions plus radicales que spontanées. « Ce n’est pas du tout spontané, insiste-t-elle. Ces gens-là ont tous fait quelque chose, ce n’est pas arrivé par miracle. Simplement, la science les a ignorés parce qu’elle ne pouvait pas l’expliquer. Ça va à l’encontre de tout ce qu’on m’a enseigné : s’intéresser aux anomalies. Si Alexander Fleming avait fait la même chose, il serait passé à côté de la pénicilline. »

Mme Turner a consacré dix ans à son ouvrage de vulgarisation, un petit « miracle » en littérature oncologique. Pour sa recherche, elle a obtenu une bourse de l’American Cancer Society, entrepris un voyage de dix mois pour rencontrer une cinquantaine de guérisseurs des Philippines au Brésil, compilé une centaine d’entrevues directes et l’étude de 1000 comptes rendus (aujourd’hui 1500). L’oncologie intégrative a le vent dans les voiles aux États-Unis dans des hôpitaux spécialisés en cancérologie, où il n’est plus surprenant d’ajouter la méditation, le yoga ou la nutrition aux approches classiques.

Mais Kelly A. Turner a voulu percer le secret de ces patients condamnés par la médecine et qui s’en sortaient malgré tout. Et c’est là toute la valeur des recherches dont fait état Rémission radicale, paru en 2014 et déjà traduit en 20 langues. « J’ai voulu montrer également que le phénomène était universel. J’ai rencontré des gens partout et qui ont guéri, peu importe l’étape du cancer. »

Kelly A. Turner n’est pas contre la médecine occidentale, mais elle fut surprise d’être la première à s’intéresser scientifiquement à ces laissés-pour-compte qui viennent troubler les certitudes et défier les protocoles établis. « Pour la plupart, leur démarche ne coûte rien sauf du temps. 75 % des cancers se préviennent par le mode de vie. Il n’y a pas un sou à faire avec ça. J’aimerais approfondir mes recherches, mais il n’y a pas de médicaments à vendre au bout. Il me faudrait un million de dollars en financement… »

Neuf stratégies au programme

La chercheuse a eu la bonne idée de circonscrire les démarches des patients en un tronc commun composé de 75 approches différentes. Puis, elle a extrait neuf stratégies qu’utilisaient tous ces « miraculés » du cancer qui avaient abandonné les traitements classiques ou survécu malgré des pronostics sombres de moins de 25 % de chances de survie. Sur les neuf facteurs, dont l’alimentation et les suppléments, on en retrouve sept qui touchent à l’aspect mental, un domaine peu ou pas investi par les médecins.

« Ce que j’explique dans le livre n’est pas “ mes ” idées. Je ne peux pas affirmer si ces neuf facteurs vont guérir les gens, précise Kelly A. Turner. Tout ce que je peux dire, c’est : voici ce que ces survivants ont tous fait. Et voilà ce que la science dit sur ces neuf hypothèses dans des études randomisées contrôlées. »

Loin de prétendre offrir de faux espoirs ou culpabiliser ceux qui n’arrivent pas à s’en sortir, la chercheuse souhaite plutôt éveiller le public et les médecins à une approche plus novatrice à laquelle certains jeunes oncologues sont déjà sensibles. Et bien sûr, agir en amont, en termes préventifs et d’autonomisation des patients. Mme Turner s’attendait à être reçue très froidement par la communauté médicale ; au contraire, des médecins lui écrivent pour la remercier d’avoir examiné des cas qui demeuraient mystérieux dans leur pratique.

« Il y a pire que les faux espoirs, il y a la mauvaise science. Je ne pouvais pas, en toute conscience, ignorer quelque chose qui fonctionne. Ces gens-là ont trouvé une solution par eux-mêmes et nous agissons comme s’ils n’existaient pas. »

Ils ont peut-être, effectivement, quelque chose à nous enseigner. Ne serait-ce qu’un peu d’humilité devant l’improbable.

Un article de Josée Blanchette paru dans Le Devoir

Michel A. pour Merci la Vie !

 

Comment allez-vous ?

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Le Corps, un Miracle : Ne sous-estimez jamais les facultés inouïes de votre corps physique !

À cet instant précis, votre corps exécute des millions de fonctions simultanément. En avez-vous conscience ? Non, et heureusement pour votre mental, qui s’immisce déjà trop souvent dans la sphère physique. À cet instant, des milliers de cellules meurent. Est-ce que cela vous inquiète ? Non. Depuis la conception du corps, le cœur bat à chaque seconde. Faites-vous un quelconque effort pour le maintenir en activité ? Non plus.

Ce merveilleux outil terrestre est tellement sophistiqué qu’il ne pourra jamais être reproduit par la main de l’homme. Au-delà de sa complexité, il faut prendre conscience qu’il s’autogère avec habileté. De l’eau et un peu de nourriture, et voilà le résultat ! N’est-ce pas incroyable ? N’est-ce pas miraculeux ? Si vous étiez plus souvent conscient de cela, et surtout quand il est malade, vous cesseriez de le sous-estimer. Observez d’ailleurs que votre mental se préoccupe essentiellement du corps quand il manifeste un symptôme. Sinon, il lui fait tout le temps confiance !

La première cellule est née il y a fort longtemps. Elle s’est adaptée à de multiples changements. Ce micro-organisme n’a cessé d’évoluer, donnant finalement naissance à ce corps hautement sophistiqué. Aujourd’hui, plus que jamais, il est confronté à divers bouleversements. L’eau, l’air et la nourriture sont pollués. Mais, croyez-le ou non, le corps sait s’adapter !

En revanche, il existe un facteur auquel votre corps ne s’habituera jamais : le stress psychique. A moyen ou long terme, il entrave sévèrement l’équilibre physique. Le stress mental n’est pas une normalité. Il indique que votre espace intérieur a atteint son point de saturation. Prenez quelques minutes par jour pour un tête-à-tête avec votre monde intérieur. Respirez consciemment, hydratez régulièrement votre corps avec de l’eau plate. Dialoguez avec le mental et rassurez-le pour qu’il retrouve son calme. Offrez de l’espace à toute émotion et vous préserverez les ressources énergétiques de votre corps, sans lequel l’aventure terrestre ne serait pas possible.

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