Archives mensuelles : novembre 2015

La Vie en vert

… Le « S’Cool bus » de Rouen …

Des élèves pédalent jusqu’à l’école, sans polluer

Deux cyclo-bus, avec assistance électrique, circulent chaque matin dans les rues de Rouen, avec à bord une dizaine d’enfants pédalant de bon cœur en direction de l’école : un mode de transport propre, sportif, que parents et élèves semblent plébisciter.

« C’est elle qui demande à prendre ce bus, elle adore, et moi je gagne 45 minutes chaque matin avant d’aller à mon travail », explique Hélène, une mère d’élève qui fait monter sa petite Lou, 7 ans sur cet étrange véhicule à multiples pédales.

Destination: l’école Sainte-Marie, une école primaire privée en plein centre de Rouen. Chaque enfant a déposé son cartable dans un coffre à l’avant, s’est coiffé d’un casque de cycliste et a endossé un gilet jaune fluo.

Aux commandes, Vincent Guezou, 23 ans, s’assure que tout le petit équipage est bien en place. Et il démarre en douceur.


photo : AFP/Charly Triballeau

Son engin, baptisé « S’cool bus » circulant sur quatre roues, ressemble un peu aux Rosalies mis à la disposition des vacanciers dans les stations balnéaires. Mais il est beaucoup plus sûr car équipé d’un système empêchant qu’il ne se renverse. Il a d’ailleurs été homologué par le ministère de l’Écologie et des Transports. Large de seulement 1,20 m il peut passer presque partout: un atout dans une ville historique où les rues sont parfois étroites et pavées.

Le quadricycle, qui circule à 15 km/h, emprunte en priorité pistes cyclables et rues piétonnes. « Pour nous la sécurité c’est l’impératif numéro un », dit-il. « Les enfants prennent conscience des risques de la circulation et du bon comportement à adopter. Même si des piétons veulent parfois nous laisser passer, nous nous arrêtons car ils sont prioritaires », explique-t-il.

Le « s’cool bus » provient des Pays-Bas. Il est construit par une très petite entreprise de mécanique d’Aalten, près de la frontière allemande, à une cinquantaine de kilomètres de Nimègue par Thomas Tolkamp, un passionné de cycles, qui a conçu ce quadricycle comme un véhicule familial, sans assistance électrique.

– Sortir du bénévolat –

Amaury Piquiot, 23 ans, un étudiant rouennais en école de commerce, avait remarqué l’engin alors qu’il était en stage dans une entreprise de la région. Trois mois plus tard, de retour à Rouen, son professeur de logistique lui commandait de monter un dossier sur un transport écologique à créer. « J’ai tout de suite repensé au véhicule que j’avais vu aux Pays-Bas et j’ai envisagé son utilisation pour le ramassage scolaire », explique-t-il.

Après les travaux pratiques scolaires, Amaury va poursuivre son projet avec Vincent. Les deux amis vont aller voir le mécanicien néerlandais et se former à la maintenance de ce type d’engin qu’ils vont équiper de batteries pour l’assistance électrique. Ils vont créer une association, lever plus de 12.000 euros via le fonds participatif européen Ulule puis se lancer dans l’aventure. Privilégiant le bouche à oreille, plutôt que des aides publiques, les deux compères se disent aidés de diverses façons par un réseau de 150 personnes .


photo : AFP/Charly Triballeau

Leur projet séduit. Écologique, sportif – les enfants doivent fournir un certificat médical pour emprunter le bus -, convivial, éducatif, il favorise aussi la mixité sociale. Mais il est encore embryonnaire: deux écoles primaires desservies, l’une publique, l’autre privée, celle qu’Amaury a fréquentée dans son enfance. Soit une vingtaine d’enfants transportés.

Pour être écologiquement utile et faire diminuer les files de voitures à l’entrée des écoles, le petit bus va donc devoir passer la sur-multipliée. Comment envisager la croissance ? « Il faudra une usine pour construire ces bus, en Normandie ou ailleurs », affirme le créateur du concept. « Ça me plait énormément mais il faut commencer à en discuter tous ensemble », fait remarquer Céline Millet, adjointe à la mobilité durable de Rouen.

Il faudra bien aussi sortir du bénévolat et entrer dans le monde économique. « Heureusement qu’on a nos parents derrière nous », reconnaît Amaury.

Pour lire l’article paru sur Orange, cliquez ici

Le Meilleur d’ailleurs

… Connaissez-vous Cavedigger ? …

Dans le désert au nord du Nouveau-Mexique, là où le vent, le sable et le silence sont rois et maîtres, un homme solitaire et résolu, n’ayant que son fidèle chien pour compagnie, creuse et sculpte depuis 25 ans des cavernes artistiques à l’aide d’outils rudimentaires. Sans formation en art, architecture ou ingénierie, mais définitivement talentueux, Ra Paulette exemplifie brillamment, par l’entremise des œuvres magistrales que sa pelle, pioche et son racloir façonnent à même le grès informe des collines désertiques, le bonheur et contentement ascétiques d’être animé par une passion viscérale. Anodin? Sa détermination n’a d’égal que ses créations.

« L’effet grotte »
Si quelqu’un avait à juger ses grottes uniquement d’après leur étroite entrée débouchant sur un lugubre couloir ténébreux, il manquerait pour sûr l’opportunité d’y découvrir un intérieur mirifique, recelant des temples poétiques aux colonnes ornementées et finement travaillées, d’une beauté absolument fantasmagorique, surréelle. Difficile de ne pas faire un parallèle avec la richesse intérieure du sculpteur, voire de l’être humain. Après tout, le monde extérieur n’est-il pas un pâle reflet du monde intérieur?… Ra se voit comme un magicien jouant avec les espaces naturels et les juxtapositions d’opposés, notamment du clair-obscur, ici invoqué par l’engouffrement caverneux baigné d’une lumière apaisante. C’est ce qu’il appelle « l’effet grotte ». Suffit de contempler l’un de ses chef-d’œuvres (900 heures de travail) intitulé « L’arbre de la gentillesse humaine », pour en ressentir à distance tout l’apaisement s’en dégageant. De quoi convaincre un claustrophobe…

Ra-Paulette-Cavedigger-3    Ra-Paulette-Cavedigger-4

Faire et refaire
Telle est sa stricte passion, question de renouveler continuellement son émerveillement : creuser une grotte, la sculpter et passer à la suivante. L’argent ne fait aucunement partie du processus créatif, pas plus qu’il est une source de motivation. Pourtant, certaines de ses cavernes, habitables et commandées par des résidents locaux, sont présentement évaluées à environ un million de dollars!… Solide, muet et impassible comme le roc, cet artiste du monde minéral laisse les autres s’enrichir sur le dos de son art sculptural, comme s’il s’agissait là d’une impureté qu’il lui faudrait autrement racler des lisses parois de ses sanctuaires gréseux. Et aux personnes qui trouvent que Ra est obsédé par le fait de creuser et sculpter incessamment, il répond ceci : « Est-ce que vous diriez d’un enfant qu’il est obsédé par le jeu? […] Quand vous faites quelque chose que vous aimez, et qui vous attire, vous voulez le faire tout le temps ».

« Je vois cela comme un projet environnemental. J’essaie de créer des sentiments »
Ce souhait sera manifestement exaucé au terme de sa dernière réalisation : « Magnum Opus », l’apogée, la somme des tous ses apprentissages acquis au cours des 25 dernières années et réunis en un seul endroit, se voulant une retraite curative, un véritable havre de paix souterrain où cascades, bassin aquatique et jeux de lumières tamisées offriront, embellis par des dorures et incrustations peintes, une atmosphère immersive de sérénité aussi singulière que naturelle aux gens qui voudront bien en profiter. En leur offrant ainsi cet espace de recueillement, Ra Paulette cherche à ce qu’« Au moins… un instant… ou un moment plus prolongé, ils puissent faire l’expérience d’une meilleure compréhension de leurs sentiments, d’eux-mêmes et de la vie. »

Voir la vidéo

Pour voir la bande-annonce du documentaire Cavedigger réalisé par Jeffrey Karoff : cliquer ici

Patrix pour Merci la Vie !

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 24

Poussée de conscience

Il y a en moi quelque chose qui pousse. Je l’appelle ma conscience, parce que je ne sais pas vraiment ce que c’est et que ça crée des ouvertures dans ma compréhension de la vie. Vous savez, je me questionne encore sur ma réorientation professionnelle. Je cherche à savoir ce qui me conviendrait le mieux, le domaine dans lequel je m’épanouirais le plus.

Durant mes réflexions, j’ai senti un conflit en moi, un conflit entre ce que j’aime vraiment et « ce que je pense devoir faire ». Oui, ce n’est pas aussi simple que cela de savoir ce que je veux faire de ma vie. Quand j’étais adolescent, je cherchais ce que je voulais faire plus tard, mais on ne m’a pas demandé ce que j’aimerais faire ni comment j’aimerais vivre, on m’a montré le monde tel qu’il fonctionnait et on m’a dit que je devais m’y conformer si je voulais y avoir ma place. Ça n’a pas été dit avec ces mots-là, mais c’est bien le message qu’on m’a livré.

Aujourd’hui, je réalise combien cette approche a été étouffante. Inconsciemment, j’ai cherché à suivre le mode de vie des gens qui m’entouraient, et à m’adapter à un système social et économique sur lequel je n’avais aucun mot à dire. Je me suis adapté à ce système, mais tout en refoulant une partie de mes aspirations et en agissant parfois à l’encontre de mes valeurs intérieures.

Là, dans ce face à face avec moi-même, je le voyais, je voyais le fossé en moi et les tensions générées par ces refoulements, par toutes ces obligations extérieures. Et je me suis demandé ce que je serais, comment est-ce que je vivrais si j’étais vraiment moi, sans tous ces conditionnements, ces fausses croyances, dépouillé de toutes ces influences extérieures.

J’ai senti que ce serait bien différent, que l’argent ne prendrait pas autant de place dans ma vie, qu’il y aurait beaucoup de temps pour les amis, pour la musique et les balades dans la nature. Je ferais un pied de nez à la rentabilité et au stress, je mettrais de la légèreté et du rire dans notre monde, je m’inventerais une vie matériellement plus simple et plus vivante en dedans. On aurait le temps de jaser entre voisins et de s’entraider, de tisser des liens d’amitié, sans se presser.

J’ai pensé à tout cela un bon moment, j’étais bien, je me sentais en accord avec moi-même. Finalement, il suffirait peut-être de peu de choses pour que mes rêves deviennent réalité.

Oh, je voulais aussi vous proposer un article avec vidéo que j’ai bien aimé : Alors, on change !

Jean-Daniel

E=mc2

Des tuiles qui captent l’énergie solaire

L’entreprise SolTech Energy a mis au point une solution originale pour capter et exploiter la chaleur du soleil. Avec ou sans nuages.

Il existe deux grands moyens d’exploiter l’énergie du soleil : le premier est le photovoltaïque qui consiste à convertir directement les rayons en courant électrique. Le deuxième est le thermique : utiliser le soleil pour chauffer l’air ambiant, ou pour produire de la vapeur et donc de l’électricité.

Les tuiles mises au point par SolTech sont transparentes. Tout en isolant le bâtiment, elles sont traversées par les rayons du soleil, dont la chaleur est captée par un revêtement disposé sous les tuiles. Un système breveté permet de distribuer cette énergie thermique dans tout le bâtiment. Et les résultats sont là : avec 150 m2 de tuiles Soltech, une crèche de la banlieue de Stockholm génère environ 48 000 kWh par an – soit plus de deux fois la consommation énergétique d’une maison individuelle récente.

Soltech se décline en quatre versions : Sigma, pour les toits en tuiles, Alfa, pour les autres bâtiments, Techo Solar, pour les toits en ciment (notamment dans les pays méditerranéens) et Soltech Power, qui intègre des panneaux photovoltaïques afin de produire de l’électricité. Le système développé par la jeune entreprise peut être installé dans n’importe quel bâtiment, qu’il soit ouvert (par exemple une piscine en plein air) ou fermé.

Les points forts de cette innovation ? Tout d’abord, les tuiles permettent de chauffer, grâce au soleil, même lorsque le temps est couvert. Ensuite, on réalise une économie d’espace substantielle. L’ensemble du toit (ou des murs, selon le bâtiment) peut être utilisé pour emmagasiner la chaleur du soleil. Pas un centimètre carré supplémentaire n’est nécessaire pour installer Solartech.

Le système proposé par l’entreprise présente enfin un dernier avantage : celui d’être esthétique. Et si quelqu’un de votre entourage ne trouve pas ces tuiles à son goût, vous pourrez toujours lui faire comparer vos factures d’énergie.

Un article de www.socialter.fr

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 23

Petit devoir – grande découverte

Je ne vous l’avais pas dit, mais je suis rentré chez moi avec un devoir. La thérapeute m’a demandé de réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie. Ça peut paraître simple d’y répondre quand on s’arrête aux généralités, comme je veux être heureux, voyager, m’épanouir professionnellement. Mais quand il a été temps de préciser les choses, de devenir concret, je me suis rendu compte que non seulement je ne savais pas très bien ce que je voulais, mais que je ne savais pas vraiment qui j’étais.

Il y avait le Jean-Daniel du dehors, l’homme qui habitait Québec, était célibataire, présentement au chômage et qui aspirait à reprendre les études. Et puis il y avait un Jean-Daniel en dedans, qui n’avait jusqu’à présent pas vraiment eu la parole ni la possibilité de se montrer.

Cette prise de conscience m’a d’abord plongé dans un état pensif, puis après je me suis senti triste. Triste parce qu’il y avait en moi quelqu’un qui vivait refoulé, ou plus précisément qui ne vivait pas vraiment, une partie de moi que j’avais recontactée, mais que j’avais faite taire durant toutes ces dernières années.

Et vous, vous êtes-vous déjà demandé qui vous étiez ? Je veux dire au-delà du rôle joué dans la famille, au boulot ou en société. Moi, c’était la première fois. Avec le chômage, j’avais perdu mon rôle social habituel, mais là, je ne savais plus très bien qui j’étais.

J’avais bien essayé de me rattacher à mon image d’homme, de frère, de fils, d’ami, de diplômé de, mais en cet instant rien de cela ne tenait, rien d’extérieur ne me procurait la stabilité que je recherchais. Oui, je ne sentais fragile, et en plus je ne savais plus qui j’étais.

Pourtant, en dedans, quelque chose savait. Puisque je savais que je ne savais pas, ça voulait dire qu’une partie de moi, dont je n’avais pas précisément conscience, savait ! Elle devait savoir qui j’étais, pourquoi j’étais là dans mon appartement à me poser des questions. C’est vrai, pour l’instant j’avais surtout des questions, et pas de réelle réponse. Mais il y avait cette lueur que j’avais ressentie en moi, et cela me remplissait sans même que je le veuille d’espoir, comme une promesse, une graine semée qui allait porter fruit un jour.

Jean-Daniel

La Vie en vert

… Le projet de nettoyage des océans devient une réalité …

Vous vous souvenez du jeune Boyan Slat qui avait pour projet de nettoyer les Océans ? Après le succès de l’opération de crowdfunding qui a permis de récolter plus de 2 millions de dollars, le projet Ocean CleanUp est désormais bien lancé avec une grande expédition en cours et un projet-pilote en préparation au Japon.

La « Mega Expedition » de Ocean Cleanup rassemble une trentaine de bateaux partis début août d’Hawaii pour rejoindre Los Angeles. Il s’agit des participants à la Transpac 2015 qui venaient d’effectuer le chemin inverse pour cette grande course à la voile. A l’aller déjà, entre L.A. et Honolulu, les skippers avaient dû composer avec de nombreux macro-déchets qui constituaient des obstacles sur leur route.

    

Le but du partenariat entre la Transpac et The Ocean Cleanup est de parcourir à plusieurs dizaines de bateaux le Pacifique au sein du gyre océanique suptropical du Pacifique Nord constituant le « continent plastique ». Derrière le bateau Ocean Starr, ils collecteront un maximum de données sur l’ampleur de la pollution plastique dans la zone pour aider Ocean Cleanup à calibrer sa future station de dépollution en plein océan.

Pour lire la suite de l’article paru sur blog.surf-prevention.com, en cliquez ici

Témoignage 17 Diane 2

Traitement(s) et/ou opération(s) : Mars 1997 :Thyroïdectomie totale, retrait des ganglions cancéreux, et grattage des cordes vocales pendant 4 heures. Durée de la première chirurgie : 8 heures.

Complications par la suite, le soir même de la première chirurgie : rupture d’un vaisseau lymphatique et sensation d’étouffement, comme si quelqu’un avait eu un doigt sur ma gorge. Ouverture à froid afin de drainer le liquide lymphatique, puis soins intensifs pendant 2 jours suivi de la 2e chirurgie. Cette dernière relevait de la microchirurgie puisqu’il fallait stabiliser le vaisseau rompu. Durée de la 2e chirurgie: 7 heures.

Autres soins et traitements : Après la découverte en avril d’un résidu restant au niveau du cou, traitement à l’I 131 (iode radioactif) en mai 1997. Ceci se passe seule et isolée dans une chambre indiquant Danger radioactivité. Durée 5 jours.

En juillet 1997, début de la fibromyalgie et suite des dommages collatéraux. Burn-out en 1998, retours et retraits successifs au travail durant les 10 années suivantes. 2004 début de la costochondrite (inflammation de la cage thoracique). Paralysie de Bell etc etc. Trop long a énumérer ici.

Suivi en endocrinologie, en ORL et avec oncologue à tous les mois pendant les 5 premières années, aux 6 mois par la suite et 1 fois par année maintenant.

Années nécessaires à la rémission de ce type de cancer : 15 années et non pas 5!

Je n’ai jamais cessé les traitements de massothérapie, d’ostéopathie, de chiropraxie par poinçon, acupuncture. Dépendamment des étapes de la maladie, chacune de ces approches a été nécessaire.

Maintenant massothérapie et naturopathie demeurent.

Alimentation (diète spéciale) et/ou supplémentation : TOUT A CHANGÉ. Le micro-ondes est sorti de ma vie. Les suppléments naturels et bio m’ont soutenu durant toutes ces années et le font encore. Après la radiothérapie, j’ai fait une cure de détoxification à l’Essiac.

Lecture, méditation, exercice : Guérir envers et contre tout de Carl Simonton :La méthode Simonton se propose d’apprendre aux personnes atteintes de cancer à vivre leur maladie et ses traitements d’une façon plus constructive, tout en augmentant l’efficacité de ces derniers par une meilleure gestion du stress et des émotions.

Services et aides les plus utiles et appréciés : OMPAC (organisme montréalais pour les personnes atteintes de cancer.

Il y presque 20 ans, les services offerts n’étaient pas aussi organisés ni structurés comme ils le sont maintenant, alors j’ai fait cavalier seul et la technicienne en documentation en moi a fait le reste et chercher infos, etc.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis la maladie ? TOUT A CHANGÉ. Tout s’est totalement transformé. L’on vit énormément de solitude et d’isolement, de tristesse aussi. Les autres s’éloignent. Les supposés amis disparaissent. On ne peut plus suivre le cours dit normal, de la vie effrénée. On se retrouve à l’extérieur de tout. On n’a plus les énergies pour sortir et rencontrer des gens. Notre milieu de travail nous oublie car notre maladie dérange et irrite. L’on ne peut plus produire ce que le système demande.

Alors on réapprend à vivre autrement, avec cette peau de douleurs et de souffrances, qui nous indique que l’on doit se réaligner sur soi, ET LAISSER FAIRE LES AUTRES. A trouver de la joie dans les choses simples. A se redonner une qualité de vie autrement. Faire autrement pour soi. Par amour pour soi !

On réapprend à vivre dans l’ici et maintenant, un jour à la fois, à regarder ce qui prend du mieux en nous, à apprécier ce que l’on a.

La maladie comme toute autre épreuve nous aide à grandir et à devenir meilleur pour soi.

Réflexions et message personnel : La maladie est notre alliée, si l’on sait la regarder pour ce qu’elle est. Un signal capital et sérieux que RIEN NE VA PLUS en nous. C’EST UN SOS DU CORPS qu’il faut se reprendre en mains.

Dans mon cas, j’étais rongée par le non-dit et par le manque de respect à mon être profond. Cette petite voix qui me disait déjà tout, mais que je ne savais pas écouter. Que je ne voulais pas écouter.

Tout ce que l’on ne dit pas, ne fait pas, pour ceci ou cela, peu importe les raisons que l’on se donne, s’imprime à l’intérieur de nous, et par la suite s’exprime à travers la maladie.

Lorsque l’on apprend que l’on souffre d’une maladie grave, il faut prendre le temps de comprendre ce que cela veut dire pour nous. Il faut digérer. Ensuite, il faut accepter. La peur amplifie et accélère les symptômes. Il faut s’en libérer, si l’on veut guérir!

Ne jamais faire de la maladie la sienne : Mon cancer, plutôt dire Le cancer.

Nos croyances sur nous-mêmes peuvent aussi devenir des obstacles à la guérison.

NE JAMAIS DOUTER QUE L’ON PEUT GUÉRIR…..

LA MALADIE APPORTE UN NOUVEAU REGARD SUR LA VIE, LORSQUE L’ON A FAILLI Y LAISSER LA SIENNE…

Témoignage 16 Diane

Traitement(s) et/ou opération(s) : aucune opération vu que c’était grade 4 avec métastases, traitement de chimio à 2 reprises.

Autres soins et traitements : acupuncture pendant 3 ¾ an et vu Jean de Dieu du Brésil, voilà 4 mois.

Alimentation (diète spéciale) et/ou supplémentation : oui, aucun fromage, dinde,  blanc de poulet produit laitier et aucun BLÉ. Vitamine C 2 000 mg par jour, durant les traitements de la B1 et Alfafa luzerne. Ce régime est de mon acupuncteur qui m’a traité pendant 3 ¾ an à 3 traitements par semaine. Puis depuis 1 an la médecine traditionnelle me donne du Femera (enlève les hormones).

Lecture, méditation, exercice : Malheureusement je suis sédentaire et durant mes traitements avec la médecine traditionnelle je n’avais pas de forces ni d’endurance. Lecture et méditation régulièrement.

Services et aides les plus utiles et appréciés : acupuncture et l’appui de la famille, surtout mon conjoint.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis la maladie ? : Je vois moins de gens vu que je ne travaille plus. Maintenant que la guérison est là, je vais revoir mes passions et mes goûts afin de développer ou de faire quelque chose. J’ai toujours aider mon prochain ou donner des formations dans mon domaine de travail, mais là se sera avec mes autres buts et passions.

Réflexions et message personnel : Ce qui est très important, c’est d’être positif et avoir Foi à la VIE et se voir guérir, il y en a que cela se fait vite par contre dans mon cas cela a pris 4 ½ an. Mais je sentais que je guérissais, je n’ai pas eu de doute. Je vous mentirais si je disais que je n’ai pas trouvé cela long. C’est la raison qu’à la fin, j’ai dit au Divin, je crois que j’ai été assez patiente 4 ans, alors on m’a présenté l’idée de voir Jean de Dieu au Brésil et quand j’ai quitté le Brésil Jean de Dieu, m’a dit que tout avait été accompli, que c’était terminé.

J’ai attendu 45 jours, puis j’ai passé les tests médicaux et on me confirmait que l’on ne voyait plus rien. Mais je peux vous dire pendant que j’étais au Brésil, j’ai continué à travailler sur moi, sur mes faiblesses et peurs, c’est comme tout faisait surface durant mes méditations, ce n’était pas facile. Il faut vouloir se changer. Patience, Foi et du courage pour aller au bout de ce que tu traînes depuis des années et même des vies antérieures. C’est là que l’on voit qu’il est important de régler nos vieilles bibittes.

Témoignage 15 Carmen

Traitement(s) et/ou opération(s) : Mastectomie totale, reconstruction immédiate par le transfert de mes muscles abdominaux (TRAM), chimiothérapie (8), radiothérapie(25), hystérectomie à titre préventif du cancer car mutation dans ma famille du gêne BRCA2.

Autres soins et traitements : Ostéopathie, relation d’aide

Alimentation (diète spéciale) et/ou supplémentation : Aucune  diète spéciale, par contre, j’ai amélioré ma façon de me nourrir en ajoutant beaucoup plus de légumes dans mon assiette, en mangeant plus de fruits et en buvant beaucoup d’eau. J’ai conscientisé l’importance de  bien manger.

Lecture, méditation, exercice :  Oui, la lecture de livre positif m’a aidé beaucoup. J’avais déjà l’habitude d’en lire car j’avais un long cheminement personnel. Je connaissais donc l’importance de lire ces livres pour conserver mon moral. Au début de ma convalescence, je faisais de la méditation seule. Par contre je dirais que durant les 5 années qui ont précédé le cancer, je faisais partie d’un groupe de croissance personnelle et chaque semaine, il y avait une méditation  dirigée. J’ai continué de faire partie de ce groupe au moins 4 ou 5 ans après ma convalescence. Maintenant, j’en fais seule environ 10 min. par jour.

Aussi, j’écoutais et j’écoute encore des CD livre audio, style : transformez votre vie, Ho’oponopono, Créateurs d’avant-garde Abraham, Le pouvoir de l’intention. Ça me permet de rester réceptive à chaque beau petit détail que la vie met sur mon chemin. 

Durant les deux années qui ont suivies  les opérations et les traitements, le seul exercice physique que je faisais était une marche d’environ 20 minutes, deux à trois fois semaines.

Un peu plus tard, j’ai entendu parler d’un programme offert gratuitement par l’hôpital Royal Victoria aux survivants du cancer du sein. Celui d’un abonnement d’un an dans un Centre Curves (centre d’exercices pour femmes). J’y suis allée pendent deux ans.

Maintenant, je me suis inscrite dans un groupe de Marche dont le parcours est d’un peu plus de 5 kilomètres dans un boisée au bout de l’Iles de Montréal. Je le fais 2 à 3 fois par semaine. Je fais aussi de l’aquasouplesse une fois par semaine.

Il y a eu aussi l’écriture qui fût pour moi un moyen très libérateur. De plus, lors de la lecture du livre « Guérir sans guerre » au tout début de ma convalescence, j’avais retenu qu’il était important d’avoir un projet pour nous aider à traverser une grande épreuve. Donc moi, dès que j’ai eu l’idée de mon projet d’écriture, j’ai réalisé à quel point c’était bénéfique pour moi. Tout le temps que je passais à visualiser ce je voulais réaliser m’évitais de penser à ce que je vivais. Donc, en d’autres mots, j’étais quasiment toujours « au-dessus de la situation ». J’ai publié mon livre « Grandir plutôt que subir » 5 ans jour pour jour de la date de mes opérations. J’ai été opéré le 16 septembre 2002 et j’ai publié le livre le 16 septembre 2007.  Cette journée là, je fêtais la Vie avec une assistance d’au moins 250 personnes à mon lancement. Ma visualisation avait porté son fruit.  Moi, vu que j’étais la 5ème de ma famille à avoir le diagnostic d’un cancer, que ma mère et trois de mes sœurs étaient décédées de cette maladie, je célébrais vraiment la vie durant cet événement. Tous ceux et celles qui s’étaient déjà déplacés pour des funérailles auparavant, étaient tous présents  pour célébrer la Vie. Mon livre est maintenant best-seller et j’en suis très fière. J’ai même développé un talent de conférencière en racontant mon histoire et en racontant « ma vie après le cancer » dans plusieurs organismes féminins.

 Services aides les plus utiles et appréciés : Au début de ma convalescence, j’ai très apprécié l’aide de mes proches ex : ils me confectionnaient des repas, ils faisaient mon épicerie, mon ménage et de l’accompagnement en auto. Entre autre, à tous mes rendez-vous de Chimio, j’étais accompagnée d’une de mes sœurs qui elle,  survivait du cancer du sein depuis 17 ans. Elle était mon inspiration par son énergie et son enthousiaste.  Nous avions beaucoup de plaisir ensemble. Tout le long de mon traitement de chimio, elle me lisait un livre positif. Elle préparait même un lunch pour nos longues journées à l’hôpital. Et en revenant chez moi, elle me donnait un traitement d’énergie, celui du Reiki.  En résumé, c’était toujours pour moi, de très belles journées. (Cette  sœur dont je vous parle a perdu son combat 2 ans plus tard). Pour les personnes moins proches, simplement leurs présences, surtout quand j’étais hospitalisée  étaient toujours comme un baume pour moi. Toutes ces visites, toute cette amour dont j’ai reçus ont collaboré grandement à atténuer un sentiment de rejet qui m’habitait depuis ma naissance.

Aussi, la gentillesse de tout le personnel hospitalier, je l’ai toujours très apprécié. J’ai  été traité avec un grand respect et j’en étais toujours reconnaissante. J’ai eu aussi beaucoup d’appuis, lors de mon retour au travail, de mes patrons ainsi que de tous mes collègues de travail. J’en étais très reconnaissante.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis la maladie : Je peux dire que ma vie au complet a basculé. Le fait que mon énergie n’était plus du tout au rendez-vous, j’ai dû quitter mon emploi. J’étais conseillère en produit financier au moment du diagnostic. À mon retour, 18 mois plus tard, je constatais qu’il me fallait un travail plus approprié à mon énergie. Je suis donc redevenue caissière. J’ai même diminué mes heures de travail à 28 heures au lieu de 35 heures/semaines afin de pouvoir travailler le plus longtemps possible. Mais à peine 3 mois plus tard, un lymphoedème sévère apparaissait à mon bras gauche et à ma main gauche. J’étais donc restreinte à travailler seulement 2 jrs/semaine. D’autres problèmes de santé  se sont ajoutés occasionnant à plusieurs reprises des absences à mon travail. J’ai donc réalisé que mon corps me parlait et qu’il fallait que j’arrête de travailler. Malgré ma grande insécurité,  au nom de ma santé j’ai fait une demande de rente d’invalidité. J’ai donc dû faire plusieurs deuils suite à la maladie. Deuil de mon énergie, de mes seins, de mon corps d’avant, de mon travail, d’être cher, même de mon copain car après 3 semaines de mes opérations, j’entendais à mon oreille que notre relation ne pouvait plus continuer. Je devais donc guérir mon corps et mon coeur. Par contre, étant seule, j’ai fait beaucoup d’introspection, de méditation et surtout,  mon passe-temps favori était l’écriture. Je  peux vous dire que l’écriture fût pour moi ma bouée de sauvetage suite à ma rupture amoureuse.

La bonne nouvelle, sans cette rupture, je crois que je n’aurais jamais pensé publier un livre. Sachant que je n’étais sûrement pas la seule à qui ça arrivait, j’ai voulu que d’autre se reconnaisse à travers mon histoire. Je voulais aussi partager toute la détermination que j’avais de guérir. Je vous explique : étant consciente que la mort frappait à ma porte par ce diagnostic de cancer, suite à mes introspections, j’ai réalisé à quel point la peur m’avait souvent empêché d’agir. La peur de l’erreur, la peur du ridicule, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de l’échec. Bref, j’ai conscientisé  que l’on vient sur la terre pour vivre des expériences. Donc c’est à ce moment précis que j’ai voulu vraiment une 2ème chance pour vivre. Je voulais mettre en pratique tout ce que je venais de conscientiser. C’est tout ça que je voulais partager en publiant mon livre.

Réflexions et message personnel : Avant la maladie, m’ayant toujours identifiée par ce que je faisais, j’ai dû apprendre à m’aimer pour qui j’étais vraiment. Jamais je n’aurais pensé que la maladie était là pour me faire découvrir une grande partie de mon potentiel soit : mon talent d’écriture, d’oratrice, ni mon talent de peintre que j’ai décelé il y a environ 3 ans. Maintenant, je vis beaucoup plus le moment présent, je me fais beaucoup plus confiance et je fais beaucoup plus confiance en l’avenir. Du fait même,  je respecte davantage mes limites.  J’ai installé en moi une importance qui ne m’habitait pas auparavant. J’ai appris à lâcher-prise quand les obstacles surviennent et le fait d’avoir éveillé ma conscience et de faire des gestes pour maintenir mon énergie positive, j’apprécie chaque jour, toutes les belles coïncidences que la vie met sur mon chemin. C’est ce qui me permet d’aimer ma vie.

Donc, je dirais que c’est suite au cancer que j’ai découvert ma mission de vie. Celle de m’aimer davantage et celle d’apporter de l’espoir à plusieurs  qui vivent des épreuves de toutes sortes dans leur vie par mon histoire, par mon évolution personnelle et par la lecture de mon livre. Tout ça a donné un sens à ma vie.

Tous les thèmes que j’aborde en écriture, car j’écris encore, concernent toujours les sujets existentiels de la vie. Je suis d’ailleurs en processus pour l’écriture d’un deuxième bouquin.

En résumé, je peux vous dire que j’ai converti cette situation dramatique en une réussite personnelle. J’ai découvert une grande force intérieure en moi et je me considère très heureuse et très sereine aujourd’hui.

Témoignage 14 Dominique

Traitement(s) et/ou opération(s) : chirurgie pour enlever la tumeur, chimiothérapie, radiothérapie, Herceptin, hormonothérapie. Suite à l’annonce de la mutation génétique, ovariectomie, double mastectomie, avec reconstruction mammaire par lambeau DIEP.

Alimentation (diète spéciale) et/ou supplémentation : calcium

Lecture, méditation, exercice : yoga, marche, course.

Services et aides les plus utiles et appréciés : mes amies qui m’apportaient de la bouffe, la visite de mes amies, de l’accompagnement d’une patiente ressource, surtout pour les prises de décisions concernant les chirurgies préventives.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis la maladie ? : Ah… Plusieurs choses! Apprécier les petites choses, prendre le temps de faire ce qui nous tente, apprécier les bons moments, les repas avec les amis, ne pas se gêner pour dire « je t’aime » aux gens que j’aime !