Archives mensuelles : septembre 2015

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 19

Vrai pas vrai

Un sage a dit qu’il y avait autant de vérités que d’hommes. C’est le genre de belles paroles qui, même si elles paraissent pleines de sens, ne donnent d’habitude pas grand-chose au quotidien, du moins pour moi. Mais elles ont pris une autre signification depuis trois jours. Ça s’est passé d’un coup. J’étais parti faire un tour à vélo. Je venais de descendre de mon vélo pour m’asseoir sur un banc, qui donne une superbe vue sur le fleuve, quand ça a fait dans ma tête : « Mais ma vie, c’est du virtuel. ».

Une foule d’images sont remontées simultanément à ma mémoire, qui me rappelaient que tout ce que j’avais cru n’avait pas pour autant été réel, et là j’ai compris que je me contais pas mal d’histoires. Par exemple, quand j’étais enfant, dès qu’il faisait nuit, j’avais peur d’aller dans la remise située derrière la maison. Je croyais que quelqu’un se cachait dedans et allait me sauter dessus. Aussi, quand j’étais ado, le contact avec les filles n’était pas mon fort. Comme elles ne venaient pas trop vers moi non plus, je me suis mis à croire que je n’étais pas assez fort ou pas assez beau pour leur plaire.

Des spécialistes du cerveau disent qu’il ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire. C’était peut-être seulement des histoires que je me racontais, et au final, je n’ai jamais su si c’était vrai.

Aujourd’hui, je sais que ma vie je l’ai aussi créée avec mes pensées et qu’elle s’est aussi bâtie sur les croyances transmises par mes parents, ma famille, mes profs, etc. Je vous raconte cela aujourd’hui parce que j’essaie de voir là-dedans ce qui est vrai ou ne l’est pas. Pour être précis, je devrais dire que j’essaie de voir ce qui est vrai ou ne l’est pas pour moi, parce que je suis sûr que vous verriez la situation bien autrement.

Jean-Daniel

Le Meilleur d’ailleurs

… Des Hommes et des Volcans …

Tsavo, le plus grand parc national du Kenya, domaine du mythique Kilimandjaro, abrite le territoire des Massaïs, ce peuple de semi nomades qui encore aujourd’hui, partent en transhumance dans la savane aride et sauvage, accompagnés de leurs troupeaux de vaches sacrées.

Oloiboni
Les Massaïs accordent beaucoup d’importance aux bienfaits des végétaux, lesquels constituent la base du traitement prodigué par les oloibonis, médecins traditionnels. Lazzaro Senken en est un, et un des rares de la région. Ayant été formé dès son plus jeune âge par le chef spirituel et gardien d’un savoir millénaire transmis de génération en génération, Lazzaro, maintenant âgé de 44 ans, pratique sa médecine préventive depuis plus de 20 ans. Muni de sa trousse de premiers soins consistant en un mélange de plantes qu’il a lui-même récoltées et dont il maîtrise les effets, ce guérisseur sillonne durant de longues heures le sol poussiéreux de la savane pour soigner les communautés les plus isolées des pathologies quotidiennes : diarrhée, fièvres (dont la typhoïde), malaria, gonorrhée, douleurs abdominales, etc. Honnête et conscient de ses limites, il n’hésite pas au besoin de recommander une visite à l’hôpital lorsque le trouble est trop grave et dépasse ses capacités.

Bouse d’éléphant = bonus
Pour se réapprovisionner en plantes et parfaire ses connaissances, Lazzaro parcourt souvent les Chyulu (plus jeune chaîne de montagnes au monde), riches en végétaux de toutes sortes : « Je souris de toutes mes dents. On voit même ma langue. Je suis heureux quand j’arrive ici. Je sais que je pourrai soigner les gens. Tout est là ». Mais ne devient pas oloiboni qui veut ; il faut savoir différencier les plantes d’apparence identique (certaines toxiques, d’autres bénéfiques), car « avec les plantes, tu n’as pas le droit à l’erreur ». Et lorsque Lazzaro met le pied sur une bouse d’éléphant, c’est qu’il a de la chance : ces pachydermes rapportent des contrées éloignées des graines de végétaux introuvables dans les environs qu’il récupère intactes, non digérées, en fouillant dans leurs excréments. Ensuite de quoi, il lui suffit de les planter et d’attendre la croissance d’un éventuel nouveau remède…

    

Du sang, du lait, et des plantes
Bien que le régime alimentaire des Massaïs soit considéré comme l’un des pires au monde (calories presque exclusivement animales provenant de la viande, du sang et du lait des vaches), ceux-ci ne souffrent pratiquement pas de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs expliquent ce phénomène par la compensation bénéfique qu’engendre la consommation de plantes médicinales, dont l’écorce d’acacia, riche en antioxydants, vitamines C et E. Ainsi, les expériences et les connaissances ancestrales des Massaïs démontrent qu’il est possible, non sans acharnement toutefois, de trouver ce qu’il faut dans la Nature pour équilibrer sainement sa vie.

Patrix pour Merci la Vie !


Médecine d’ailleurs …

Bernard Fontanille est médecin urgentiste, habitué aux interventions en terrains difficiles. Il voyage aux 4 coins de la planète pour diverses missions, pour encadrer, soigner, protéger, réparer et soulager. Ses moteurs : une profonde humanité et une curiosité qui le poussent à rencontrer, découvrir et expérimenter.

Dans cette série, Bernard nous fait partager la vie des femmes et des hommes qui prennent soin des autres, sauvent des vies et inventent parfois de nouvelles manières de soigner.

À travers ses rencontres et ces pratiques, il nous raconte les différentes réalités d’un pays, mais aussi le lien universel qui unit un patient à son soigneur.

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Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 18

Mental quand tu nous tiens

Je vous ai raconté la semaine passée que j’ai décidé de faire confiance à la vie. Aujourd’hui, je crois qu’elle me teste. Oui, les soucis pour demain sont revenus. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que je n’ai présentement pas de job et que je ne sais pas si je vais pouvoir avoir une bourse pour reprendre les études. J’ai fait les démarches, mais pour l’instant je n’ai pas reçu de réponse, et donc j’ai raté la rentrée d’automne.

Mon problème, c’est qu’au lieu de voir demain comme une journée où tout est possible, ce qui est théoriquement vrai, c’est comme si mes idées passaient par un entonnoir qui les compressait et les dirigeait inéluctablement vers le pire. J’ai beau vouloir le meilleur, me dire qu’il n’y a pas de raison que les choses ne changent pas pour le mieux, les scénarios dans ma tête me ramènent souvent vers le bas. A mon avis, on doit être programmé ainsi, parce que je vois bien qu’il en est de même pour beaucoup de monde, et qu’il n’est pas évident d’agir autrement.

Je me fais penser au Gollum du Seigneur des Anneaux. Une partie de moi me tire en avant et l’autre me tire en arrière. Difficile d’avancer, c’est certain ! Comme je me brossais les dents l’autre soir, je me disais que ma vie serait tellement plus belle si je n’avais pas peur de l’aimer. Ça m’a fait penser à mes parents, qui s’inquiètent pour tout et rien à mon sujet. Et puis, toujours en me brossant les dents, je me suis dit : « C’est qui ce moi qui a peur ? ». La question a surgi spontanément, et comme elle surgissait, j’avais la conscience qu’elle émanait d’une partie de moi qui ne ressentait pas cette peur, une partie un peu distancée, comme si elle était sur un poste d’observation.

J’ai compris à cet instant que ces peurs étaient générées par mon mental, que c’était mon mental qui projetait ces scénarios catastrophes dans ma conscience. Ça n’a pas résolu mon problème, parce que mon mental continue à imaginer les pires lendemains, mais je sais au moins d’où ça vient.

 En approfondissant ma réflexion, j’ai compris que le but de mon mental est de me protéger, qu’il en a fait sa mission, son devoir, qu’il s’est juré de m’éviter de souffrir, au moins qu’il croit pouvoir m’éviter le pire. C’est sympa de sa part, mais il faudra que je lui dise de modifier sa tactique, car elle conduit aux résultats contraires. 

Peut-être bien qu’il a enregistré trop de films catastrophe pour pouvoir imaginer la vie autrement. Il a probablement besoin d’aide lui aussi, un bon nettoyage de disque dur. En tout cas, je ne peux pas imaginer le laisser tourner ainsi toute ma vie. La confiance, ce serait plus simple. Mais où la trouver ?

Jean-Daniel

Le saviez-vous ?

Que ton aliment soit ta seule médecine ! Hippocrate

La question des crudités selon l’Ayurvéda

La mode du « tout cru » attire de plus en plus d’adeptes.  L’Ayurvéda ne conseille pas un tel régime car il aggrave Vata et affaiblit la digestion. Idem en ce qui concerne les fameux smoothies. Les crudités ont leur place dans l’alimentation ayurvédiques mais sous certaines conditions.

« Pour ma part, je peux clamer haut et fort que j’ai une meilleure santé, une excellente digestion et beaucoup plus de vitalité depuis que j’ai délaissé les crudités et les aliments froids en général. » Isab’ailes

Dans le sillage des pays anglo-saxons, la mode du « cru » arrive sur nos rivages, souvent portée par de vedettes de renom international. Par cru entendez crudivorisme, régime alimentaire consistant à ne manger que des  aliments crus. De nombreux magazines évoquent le sujet dans leurs colonnes, au moins parce que ce régime favorise une rapide perte de poids. Les articles sont souvent agrémentés de témoignages rapportant des améliorations spectaculaires chez des personnes souffrant de maladies chroniques. De telles améliorations sont-elles le résultat du régime crudivore ou plus probablement de l’abandon d’un régime classique pauvre en fruits et légumes ? Les nutritionnistes s’interrogent encore.

Les fondements du crudivorisme semblent logiques. Ils partent de  l’idée que l’aliment cru constitue la nourriture « la plus naturelle » pour l’être humain puisque cet aliment vivant conserve toutes ses vitamines, qu’il s’agisse d’un fruit, d’un légume, de graines ou de noix. Corollaire implicite de cette idée : l’aliment cuit serait mauvais pour la santé. Certes, certaines méthodes de cuisson comme la friture ou la cuisson au barbecue ne sont pas bonnes pour la santé. Elles ne sont pas recommandées par les nutritionnistes. D’où la question : la crainte de voir les vitamines détruites par la cuisson est-elle fondée ? Les recherches montrent que ce n’est qu’en cas de cuisson à feu vif que les vitamines sont détruites. La cuisson à feu doux ou à la vapeur les conserve parfaitement, voire en augmente les effets, ce qui est le cas des caroténoïdes de la carotte  ou du lycopène de la tomate. Alors que le crudivorisme gagne de plus en plus d’adeptes en France, il n’est pas inutile de rappeler que l’Ayurvéda est loin de favoriser un tel régime, même si, sous certaines conditions, les crudités ont leur place dans la ration alimentaire quotidienne.

Lire la suite sur : http://la-voie-de-l-ayurveda.com

Isab’ailes pour Merci la Vie !

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 17

Une belle philosophie

Dans la famille de mon père, comme dans celle de ma mère, tout le monde est assez standard, avec famille, boulot, sans faire trop de vagues. Sauf mon oncle Fred. Lui, quand il a eu vingt ans, il a quitté Charlevoix et a été engagé sur un navire marchand pour servir les repas et faire la vaisselle. Il a fait cela pendant quelques années d’un bout à l’autre de la planète.

J’ai revu mon oncle le week-end passé. Il habite aux États-Unis, mais ça lui arrive de venir dire bonjour à la famille au Québec. C’était rare qu’on le voyait quand j’étais plus jeune, mais je garde de bons souvenirs des histoires qu’il aimait nous raconter. On a jasé un peu tous les deux. Je lui ai parlé de ma situation et lui il m’a partagé quelques-unes de ses expériences. Sa philosophie à lui, c’est ce qu’il a appris de la vie. Du pratique et du concret.

Il m’a raconté que, lorsque le bateau faisait escale, quelques sorties auraient bien pu mal finir. Dans certains bars, les règlements de compte se finissaient aux couteaux et il se trouve chanceux aujourd’hui d’avoir tous ses doigts et le reste. Mais ce que j’ai retenu de notre discussion, ce n’est pas cela. C’est sa facilité à accepter tout ce qu’il a vécu, le bon comme le difficile, comme si dans sa tête il prenait simplement ce que lui offrait la vie sans se poser de question.

En comparaison, je me trouve bien compliqué. Par exemple, il m’arrive de me demander ce que je serais devenu si j’avais continué mes études et que j’étais allé à l’université, ou si j’étais allé à Montréal plutôt qu’à Québec. Mais dans le fond, je perds un peu mon temps, parce que je ne le saurai jamais.

La philosophie de mon oncle est de prendre ce que la vie lui présente comme elle le lui présente, et de faire ce qu’il peut avec. Je le trouve bien sage et chanceux de pouvoir vivre ainsi, parce qu’il me semble que ça rend la vie bien plus simple. Je me suis donc dit que j’aillais essayer de l’appliquer moi aussi. Mais au moment de la mettre en application, une question a surgi (je vous ai dit que je me trouve compliqué parfois) : est-ce que tous les événements que la vie me présente sont bons pour moi ? Toute la question est là finalement. Parce que si je peux répondre oui, et bien je n’aurai plus besoin de les repousser ou de vouloir les changer. Il me sera en tout cas plus facile de les accepter.

J’y ai pensé durant quelques jours et je suis arrivé à une conclusion : la vie est bien faite, il n’y a pas de hasard, il y a une prodigieuse Intelligence à l’œuvre dans l’univers, et donc les événements de ma vie ont à coup sûr un sens et sont là pour mon bien.

J’avais réussi à ouvrir une porte. Il ne me reste plus qu’à avancer, n’est-ce pas ? Ce qui veut dire en premier lieu changer quelques vieilles habitudes et laisser aller les peurs qui surgissent devant l’inconnu, en me rappelant, foi de philosophe, qu’elles n’ont plus de raison d’être.

Et vous, croyez-vous que la vie est bonne pour nous et que les événements qu’elle nous présente sont là pour notre bien ?

Jean-Daniel

Le Meilleur d’ailleurs

 

… Les Derniers Centenaires d’Okinawa …

Okinawa est une île japonaise mondialement reconnue pour l’extraordinaire vitalité et longévité de ses habitants, un lieu où « vieillir est un art ». Cet art, les Centenaires le pratiquent dans le respect de préceptes fondamentaux fort simples, mais particulièrement efficaces, lesquels ne sont pas sans rappeler le vieil adage « Mieux vaut prévenir que guérir ». Une médecine douce, pour ne pas dire zen.

Ikigai
Hiroko Toyama, « nonagénaire pétillante », a su se rétablir complètement d’une paralysie partielle provoquée par un AVC qu’elle a eu à 82 ans. Pour y parvenir, elle s’est accrochée à son « Ikigai », ce précepte philosophique, voire spirituel, qui, selon les Centenaires, évoque la « raison d’être » enfouie dans les tréfonds de chaque être humain, dont la recherche et la découverte sont essentielles au maintien d’une longue et bonne santé physique et mentale.

Moai
Chaque semaine, Hiroko et d’autres Centenaires se regroupent dans des sortes de centres communautaires (moai) où des infirmières contrôlent leur état de santé global par le biais de tests médicaux, certes, mais surtout maintiennent leur légendaire vitalité en les incitant à perpétuer la pratique d’activités sociales, manuelles, physiques et intellectuelles. Des rencontres solidaires où rires, discussions, souvenirs et plaisirs s’entremêlent à la médecine au sens large du terme.

       

Kuten Gwa & Hara Hachi Bu
À ce mode de vie se greffe l’idée de « manger peu et bien » et surtout, de ne le faire qu’à 80% de sa faim, pour ainsi éviter la satiété. La majorité des Centenaires ont un régime frugal semi-végétarien reposant le plus possible sur une variété d’aliments locaux, frais, sains et à très basse densité énergétique, ce qui a pour résultat de générer notamment moins de déchets métaboliques, donc moins de radicaux libres, un des facteurs responsables du vieillissement.

MiBio
Cardiologue et gérontologue, Makoto Suzuki s’est inspiré durant les années 70 du mode de vie des habitants d’Okinawa pour prévenir autrement les nouveaux problèmes de santé issus des habitudes « modernes » liées à l’industrialisation et la société de consommation tels que l’obésité, le diabète, le cancer, les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives et plusieurs autres fléaux sanitaires auparavant inexistants au Japon. Le concept du MiBio consiste à « considérer le moindre symptôme avant que la maladie ne se déclare » et ce, qu’il soit de nature physique, mentale, sociale ou spirituelle. « Beaucoup de docteurs ne se préoccupent que de la maladie. Ce n’est pas ça le but. Ce qui est fondamental, c’est de s’occuper de l’humain. C’est ça le secret ». Makoto Suzuki ajoute : « On ne vit pas plus longtemps parce que la médecine est bonne, mais parce que l’on prend soin de soi. Et c’est ce que font les gens à Okinawa depuis toujours. »

Patrix pour Merci la Vie !

 

Médecine d’ailleurs …

Bernard Fontanille est médecin urgentiste, habitué aux interventions en terrains difficiles. Il voyage aux 4 coins de la planète pour diverses missions, pour encadrer, soigner, protéger, réparer et soulager. Ses moteurs : une profonde humanité et une curiosité qui le poussent à rencontrer, découvrir et expérimenter.

Dans cette série, Bernard nous fait partager la vie des femmes et des hommes qui prennent soin des autres, sauvent des vies et inventent parfois de nouvelles manières de soigner.

À travers ses rencontres et ces pratiques, il nous raconte les différentes réalités d’un pays, mais aussi le lien universel qui unit un patient à son soigneur.

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Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 16

Électrochoc

Comme vous, tous les jours j’ai des choix à faire. Dans certains domaines comme le choix du dîner, le pull que je veux porter ou le film que j’ai envie d’aller voir au cinéma, c’est facile. Pour les pensées, c’est plus délicat. On dirait qu’elles se suivent des fois trop vite pour que j’arrive à les contrôler, et il y en a aussi qui reviennent trop souvent et que je voudrais voir s’éloigner pour de bon. Mais le domaine le plus difficile à maîtriser, je dirais que ce sont les émotions et les sentiments.

Par exemple, il y a des choses qui me mettent les nerfs en boule, comme de voir quelqu’un maltraiter son chien. Si je ne me retenais pas, je les engueulerais et leur dirais qu’ils ne méritent pas d’avoir de chien.

Et puis, il y a les peurs, comme celle de souffrir. J’ai dû conduire mon père à l’hôpital un jour. Ça fait longtemps, mais je m’en souviens comme si c’était hier. Il s’était blessé en faisant des travaux à la maison. Le sang coulait et durant tout le trajet je voyais bien qu’il avait mal. Je ne suis pas fait pour ce genre de situations, les urgences, ce n’est pas pour moi. Ce n’est pas que je sois particulièrement sensible, mais la douleur des autres, ça me touche.

J’ai remarqué, en ce qui concerne les sentiments et les émotions, qu’il est facile de se laisser glisser sur une pente descendante. Chez moi, ça ressemble à : peur pour mon avenir – découragement – frustration. Une sorte de mélange de négativité dans lequel je me suis enfoncé quelques semaines sans m’en rendre compte. C’est Vanessa, ma sœur cadette, qui a mis le doigt dessus, sans passer par quatre chemins d’ailleurs.

Sur le coup, ça m’a énervé bien raide, mais finalement ça a été l’électrochoc dont j’avais besoin. J’ai fait le choix de faire confiance à la vie. Sans raison particulière. Et ça donne de bons résultats ! Oh, je ne suis pas devenu Indiana Jones l’intrépide, mais ce paquet de petits soucis qui me minaient la vie prend un peu moins de place. Je sais qu’il est encore là, mais j’apprends à voir la vie autrement qu’à travers toutes ces peurs, petites et grandes. Un changement de focus que j’apprécie beaucoup !

À la semaine prochaine,

Jean-Daniel

E=mc2

Recyclage des plastiques :
Pourquoi pas des chaussures ou des vêtements ?

Si tout ce que nous les humains produisons comme déchets pouvaient devenir des matières premières, la boucle du recyclage de nos industries serait complète, comme elle l’est dans la nature. Ce serait là un pas de géant dans la gestion de notre environnement. Pour que cela devienne réalité, les mentalités et les modes de production doivent changer. Et c’est peut-être ce à quoi nous assistons en ce moment petit à petit.

Chaussure produite par Adidas entièrement faite de plastique et de filets récupérés dans les océans

Certains équipementiers sportifs se sont lancés dans cette aventure il y a plus de 10 années déjà. Et voici que des très grands, comme Adidas ou Nike, passent eux aussi à l’action. On peut supposer que ce n’est pas uniquement par soucis de préserver notre belle planète, mais peu importe, car leur impact est énorme et ils peuvent toucher un de leur public préféré : les jeunes.

Lorsque la science et la conscience (écologique) se mêlent, les résultats ne peuvent être que bénéfiques.

Source : La Presse. Voir l’article sur  www.lapresse.ca