Archives mensuelles : août 2015

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 15

Rêvez ensemble

Mes amis ont tous repris le boulot. Ça fait que je me sens un peu plus seul. Pour me changer les idées, je suis allé promener au bord du fleuve, un peu plus loin que l’île d’Orléans.

J’aime voir l’estuaire du Saint-Laurent qui s’ouvre à perte de vue, tremper mes pieds dans l’eau et voir le vent jouer avec les vagues. Ça me relaxe et ça m’aide à relativiser les choses.

Parfois, j’ai l’impression d’être comme une petite goutte d’eau dans l’océan de l’univers. Parfois aussi, je me sens grand et puissant comme un de ces cargos qui fendent les flots. D’autres fois, c’est la nostalgie qui s’empare de moi. Quand ça arrive, je vois souvent des images de mon enfance, en famille ou quand on jouait dans la forêt avec les copains du village, ou nos fameuses parties de hockey. J’ai l’impression que c’était le bon temps, le temps de l’amitié, du partage, le temps où on était ensemble.

On vivait tous à la maison, mes parents, mes sœurs et moi, et en ce temps-là, je ne pensais jamais qu’on serait séparé un jour. Il y avait quelque chose de bon, je le sens tellement quand je suis seul dans mon appart. Ça n’a pas de sens de vivre seul, en tout cas, moi, je ne suis pas fait pour cela.

Je sais que c’est la vie, que dans la nature les jeunes quittent leurs parents, parfois même qu’ils sont chassés, mais nous les humains, on est peut-être encore comme des petits enfants pas prêts à quitter leurs parents. Je vous dis cela car lorsque j’y pense, je ressens une déchirure dans mon cœur, et qu’il ne faut pas trop que j’y pense, sinon je deviens triste.

Je sais aussi que je ne pourrais plus vivre avec mes parents, je veux dire que ce serait difficile, et je ne vois pas vivre avec ma sœur et son mari, ça c’est clair, mais dans l’absolu, si on était un peu différent, on pourrait vivre d’une façon plus unie, plus solidaire, comme dans un petit village, une petite communauté où tout le monde s’entraiderait, où on serait là les uns pour les autres malgré nos différences. On aurait chacun son chez-soi, et il y aurait des espaces communs, un mélange harmonieux de partage et de sphère privée.

J’aime me faire des petits scénarios comme celui-là, ça me donne de l’espoir. C’est un beau rêve et j’espère qu’il se réalisera, et si ce n’est pas pour moi, que ce sera pour les générations futures.

A la semaine prochaine,

Jean-Daniel

La Vie en vert

 
Objectif zéro déchets ou 100 % recyclage

Alors que certaines villes croulent sous leurs déchets, San Francisco se rapproche de son objectif : recycler 100% de ses déchets d’ici à 2020. L’objectif ambitieux de cette ville de 850’000 habitants a été décidé en 2002 seulement, et 13 ans plus tard on se rapproche de cette réalité. Et ça ne coûte pas seulement moins cher, ça rapporte !

 

Une autre vision politique

Avec bientôt 100 % de ses détritus recyclés, San Francisco est en train de prouver au monde que la lutte contre le gaspillage et les émissions de CO2 est non seulement possible mais très rentable. Comment l’une des principales villes d’Amérique a-t-elle réussi à transformer une contrainte en challenge économique et en aventure citoyenne ?

 

« Croyez-vous qu’une décharge publique engendre de la richesse? »

Le recyclage au Pier 96 a ainsi créé 178 emplois, rémunérés entre 40 000 et 80 000 dollars par an, tous réservés aux habitants des quartiers défavorisés proches. « Croyez-vous qu’une décharge publique ou un de ces incinérateurs dont raffolent les Européens engendrent de la richesse économique?, interroge Debbie Raphael, directrice de l’environnement de la ville. Le recyclage crée de la valeur et des jobs, là où d’autres ne produisent que des champs d’immondices stériles. » Les mesures les plus spectaculaires de la municipalité sont, du coup, applaudies dans les sondages. Par exemple, l’interdiction de vendre des petites bouteilles d’eau minérale dans les lieux publics. Bannis également, à « Frisco », les emballages en polystyrène imputrescibles et les sacs en plastique. 

Pour voir l’article au complet de l’Express, cliquez ici

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 14

Vive l’amitié

J’ai adoré mes vacances ! On a passé du bon temps avec Ben, sa blonde et un couple d’amis. Ce petit voyage en Gaspésie, avec un petit crochet par Charlevoix au retour, m’a remonté mes batteries et mon moral. Remarquez qu’il s’en est fallu de peu pour que ce soit différent.

C’est surtout grâce à Ben que tout s’est bien passé. Il a une sagesse ce gars qui m’épate souvent. Quand on le regarde, ça ne se voit pas, il a même l’air un peu bourru certains jours. Mais grâce à lui, on a eu une discussion à la fin du premier jour qui a fait toute la différence.

Il faut dire que c’était un peu mal parti, parce qu’on n’arrivait pas à se mettre d’accord sur l’endroit où aller manger. Trois d’entre nous voulaient se payer un bon resto et les deux autres filaient pour du vite fait bien fait. La discussion était sur le bord de déraper quand Ben nous a dit que si on voulait passer de bonnes vacances, il valait mieux faire attention les uns aux autres plutôt que de jouer à tirer la couverture à soi ou à vouloir avoir raison, et qu’il était préférable de chercher à nous rassembler plutôt qu’à nous séparer.

Ce ne sont pas les paroles qu’il a prononcées, et il a dit encore autre chose, mais c’est comme ça que je l’ai compris, et je crois que nous avons tous fait tilt en même temps. Il est facile de partir dans des trips d’ego ou de se replier sur soi. On y est habitué avec la télé, les jeux vidéo et même le sport. Mais à la longue, vivre juste pour soi, c’est lassant, paroles de célibataire. Ces plaisirs individuels ne remplaceront jamais les partages, les randonnées et les repas entre amis, comme on l’a vécu durant ces belles vacances. C’est vrai qu’on a tous passé par-ci par-là par-dessus nos petits désirs pour faire en sorte que ça aille bien, mais ces petites concessions ne sont rien en comparaison des bons moments passés ensemble. Vive l’amitié et merci mon ami Ben !

Jean-Daniel

De quoi s’agit il ?

… Nomophobie …

Si votre bon ami vous annonce qu’il souffre de nomophobie,
d’après vous, est-ce qu’il a :

1) Peur de la page blanche ?

2) Peur d’être séparé de son téléphone portable ?

3) Peur de parler en public ?

glossophobie

La réponse : # 2

Croyez-le ou non votre ami a peur d’être séparé de son téléphone portable !
Cette phobie désignerait également la peur excessive des lois.