Archives mensuelles : juin 2015

La Vie en vert

 
 Cuba vit une nouvelle révolution agricole : de l’agriculture intensive à l’agroforesterie

Après avoir essuyé les ravages économiques et environnementaux de la monoculture à grande échelle, Cuba se tourne maintenant vers l’agroforesterie à une vitesse et une ampleur inégalées. Et c’est un succès.

Au lendemain de la révolution de 1959, le gouvernement cubain adopte le modèle de développement agricole promu par la révolution verte. L’île se modernise. Elle introduit massivement les tracteurs, les fertilisants chimiques, les herbicides, les systèmes d’irrigation à grande échelle et les graines hybrides. Cuba devient l’un des pays les plus mécanisés d’Amérique latine.

Près de 90% des terres agricoles sont alors occupées par la monoculture intensive, principalement de sucre. Les récoltes sont exportées aux pays du bloc soviétique. De ces pays, on importe les produits agrochimiques et le pétrole pour faire fonctionner la machinerie agricole. Toutefois, cet effort agricole ne suffit pas à l’autonomie alimentaire de l’île. À la fin des années 80, près de 60% de ce que mangent les Cubains est importé. L’agriculture tout comme la sécurité alimentaire de Cuba dépendent fortement du commerce avec l’extérieur.

En 1990, la chute du bloc soviétique entraîne Cuba dans la crise économique. L’embargo américain se resserre. Les exportations de sucre chutent. Le pays ne peut importer le pétrole et les produits agrochimiques nécessaires à ses monocultures. Pire : les monocultures ont laissé en héritage des sols érodés, compacts, salins et peu fertiles. De nouvelles pestes résistantes aux herbicides et aux insecticides ont émergé. L’économie du pays menace de couler à pic. Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/4218-Cuba-revolution-agricole-agroforesterie

 
Un article de www.notre-planete.info

Une révolution agraire

Le gouvernement prend alors les grands moyens. Il instaure un programme d’austérité nationale. La « période spéciale en temps de paix » commence. Cuba est alors marquée par une seconde révolution. Celle-ci, cependant, n’est pas politique, mais agraire. Sans combustible, la machinerie est désuète. Elle est remplacée par les animaux de trait. Les pesticides et les insecticides sont remplacés par la fertilisation et le contrôle biologique. Les sols sont restaurés avec une reforestation massive. Cuba troque ses monocultures pour l’une des plus anciennes méthodes de production agricole du monde : l’agroforesterie. Une exploitation agroforestière peut être décrite comme un hybride entre un champ et une forêt. On y retrouve des plantes herbacées, comme les céréales ou le fourrage, ainsi que des arbres et des arbustes. Des oasis des déserts du Maghreb aux milpas du Mexique, on trouve des systèmes agroforestiers partout sur la planète. L’agroforesterie a été extirpée des oubliettes par les scientifiques il y a une trentaine d’années. Elle est maintenant considérée comme l’une des solutions les plus prometteuses pour réconcilier la production alimentaire avec la protection de l’environnement, tout en contribuant à l’économie locale. Depuis plusieurs années, la promotion et l’expansion de l’agroforesterie sont à l’agenda de programmes internationaux comme ceux de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).

La suite de l’article de notre-planete.info en cliquant ici

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Les trovants : les « pierres vivantes » de Roumanie

Dans le sud et le centre de la Roumanie loin des villes,  on trouve des pierres bien surprenantes. Les autochtones les appelles les trovants. Ces pierres sont capables non seulement de grossir mais aussi de se multiplier !

Dans le département de Valcea il y a 2 endroits ou on trouve ce type de pierres, mais le plus connu est le Musee en plein air de Costesti. Cette commune se trouve a environs 40 Km de Rm. Valcea (la capitale du département), sur la route vers Tg. Jiu. Le lieu a été déclaré réserve naturelle depuis 2005.

Il est impossible de les conserver fendues en morceaux. Elles peuvent êtres sectionnée mais finissent toujours par s’arrondir. Dans ces régions, il y a certes beaucoup de différentes pierres qui sont également très grosses et se distinguent en apparence peu de ces pierres mystérieuses sauf que celles ci ont une particularité : lorsqu’il pleut elles se mettent à grossir comme si elles étaient vivantes !

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Un trovant de quelques grammes peut devenir gigantesque et atteindre près d’une tonne ! Ce sont les pierres jeunes qui grandissent le plus vite et avec l’âge cette particularité tend à s’atténuer.

Ce qui est étrange, c’est que 30 ou 40 minutes après une pluie, le sable humide commence à présenter de nouveaux petits éléments en formation, semblables aux pierres environnantes, phénomène qui fait penser à une « multiplication » ou à une « croissance ».

À la surface de ces pierres apparaissent des petites boursouflures qui se cassent et tombant à terre se multiplient.

Les trovants sont assurément une des plus grandes curiosités pour les touristes visitant la Roumanie.

Quoiqu’il en soit le mystère demeure intact, on dit, par exemple que les trovants représentent une forme intermédiaire entre le minéral et le végétal.

Source : État du monde, état d’être www.etat-du-monde-etat-d-etre.net

Le Meilleur d’ailleurs

… Bleu Blanc Zèbre …

« Il faut qu’il y ait une révolte positive, avant qu’un jour il y en ait une négative »

Il se passe quelque chose de beau et bon en France. « Enfin », diront certains. Écœurés par l’inefficacité, voire la stérilité des gouvernements français qui se succèdent, Alexandre Jardin, écrivain et militant civique, ainsi que ses acolytes, ont décidé de pallier le fiasco étatique en fondant un mouvement citoyen assez prometteur : Bleu Blanc Zèbre. Une sorte de gouvernement interne civil, pro-actif et conscient, regroupant des « Faizeux » des quatre coins de la France, c’est-à-dire des gens issus de divers secteurs de la société (tels que des associations, fondations, mairies, grandes entreprises, petits commerces, etc.) qui partagent tous un but commun : passer réellement à l’action, trouver des solutions aux problèmes sociaux que le gouvernement ignore, empire ou est incapable de résoudre. « Le peuple n’en peut plus de ce système normatif, de cette avalanche de normes qui tombent sur toutes les professions […] C’est pas ça la France, c’est pas l’interdiction de vivre, de courir des risques, c’est pas ça… », raconte le fondateur.

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« Des gens qui raisonnent en dehors du cadre. Parce que le cadre ne marche plus »

Ainsi, Bleu Blanc Zèbre s’évertue à redorer la France en sortant du cadre gouvernemental trop serré pour fabriquer des solutions durables qui sauront « fédérer et unir la société civile dans l’action concrète au bénéfice de la population ». Et le nouveau cadre, c’est la toile; le numérique au service du concret. Le réseau Bleu Blanc Zèbre est une plateforme de responsabilisation structurée, organisée, audacieuse, sérieuse, grossissante à vue d’œil, qui interconnecte une communauté voulant s’impliquer « dans le règlement de ses propres emmerdes » au lieu de laisser celles-ci entre les mains maladroites d’une haute administration technocratique complètement déconnectée de la réalité citoyenne. Que le champ d’action concerne l’éducation, la santé, la culture, l’environnement, le droit, l’emploi, le logement, le transport, etc., il y aura bientôt partout au pays des Gaulois autant de solutions que de « Faizeux » insoumis, prêts à toute éventualité pour le bien et le salut d’une « France vibrante, solidaire, positive et ouverte qui n’a pas la trouille de l’avenir. Une France qui se réenchante elle-même. »

Découvrez le mouvement ici : www.bleublanczebre.fr

Patrix pour Merci la Vie !

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 13

Hier, ma sœur ainée m’a téléphoné. Ça faisait quelques semaines qu’on ne s’était pas parlé, ce qui n’arrive pas souvent. Elle m’a parlé de ses enfants, de ce qui se passait au bureau, de son mari en passant, puis on a parlé de nous.

Pour la première fois, je lui ai parlé ouvertement de ce que je ressentais, de mes réflexions sur la vie, de mes désirs et de mes peurs du moment aussi. C’est sorti spontanément.

Je crois que ça l’a surprise, car au début elle ne disait presque rien. Puis, elle m’a parlé de petites choses plus personnelles, plus enfouies, de ces choses qu’elle ne confie d’habitude qu’à sa meilleure amie. J’ai été touché, comme elle l’a été aussi en m’entendant. C’est incroyable comme on peut croire connaître quelqu’un sans vraiment savoir ce qui se passe en elle ou en lui.

Je lui ai dit que j’envisageais de changer de métier, de faire une nouvelle formation. Elle m’a bien sûr demandé dans quel domaine, alors je lui ai répondu que j’avais envie de reprendre le chemin des arts, ma première passion. Je lui ai dit que si je pouvais obtenir une bourse, je pourrais commencer à la rentrée en septembre.

Elle était contente pour moi, et ça m’a fait du bien. La sentir proche de moi, sentir qu’elle me comprenait m’a donné un élan, si bien que j’ai tout de suite entamé les démarches pour obtenir la bourse.

Vous allez peut-être rire, mais à l’idée de replonger dans le monde des arts, quelque chose s’est réveillé en moi, une partie de moi inanimée avait repris vie. Je savourais ce feeling quand mon cellulaire à sonné. C’était Ben qui m’invitait à partir quelques jours en Gaspésie avec lui et sa blonde. Waouh ! Deux cadeaux inattendus venaient de me tomber dans les bras. J’en avais le goût de pleurer.

Le printemps avait été plutôt difficile, mais là je sentais que l’été allait être beau, et pas seulement à l’extérieur !

Jean-Daniel

Comment allez-vous ?

Nous vous proposons ici des extraits d’une consultation de Nassrine Reza, qui, depuis plus de 10 ans, accompagne des gens sur leur chemin de vie et de guérison.


Q : Dans votre enseignement vous dites qu’il est nécessaire d’abolir toute forme de croyance pour pouvoir vivre librement et pour découvrir ce que nous sommes réellement. Mais si je ne crois plus en rien, à quoi vais-je pouvoir m’accrocher ?

R : Toute votre vie a été érigée sur des croyances et des concepts. Vous vous y êtes accroché avec ferveur parce qu’ils vous donnaient un sentiment de sécurité factice. Mais d’où proviennent-ils ?

Uniquement d’un bagage héréditaire et qui ne vous appartient pas. Celui-ci vous pousse inlassablement à revivre les mêmes blessures et les mêmes schémas. Vous vous retrouvez alors confiné dans une vie qui n’est que l’extension d’un corps de souffrance. Mais n’avez-vous pas envie de vivre vos propres expériences humaines ? N’avez-vous pas envie de déterminer de votre plein gré ce qui est juste et bon pour vous ? Si tel est le cas, vous n’avez d’autre choix que de laisser mourir le passé et réciproquement toutes les croyances, puisqu’elles en découlent. Tant que vous accordez encore une miette d’importance à cette vieille histoire révolue et non rectifiable et à cette fausse image que vous avez de vous-même, vous serez voué à revivre non pas vos problèmes, mais ceux de vos ancêtres.

Q : J’ai peur d’abandonner toutes ces croyances.

R : La peur n’est qu’une fiction, issue d’une image erronée que vous avez de vous-même. Découvrez ce que vous êtes au-delà de tout ce que cette mémoire a projeté sur vous ! Ce que vous êtes ne peut être limité, ne peut être atteint par la peur. Mais aussi fictive soit-elle, reconnaissez-la, accueillez-la comme une vieille amie. Mettez-vous à nu, ôtez tout ce qui ne vous appartient pas et libérez-vous de toute cette charge inutile !

Q : Que restera-t-il une fois que toutes les croyances se seront dissipées ?

R : Il ne subsistera plus que VOUS, votre essence et donc l’essentiel ! Accrochez-vous à elle, car tout le reste n’est que futilité !

(Extrait du séminaire « Renaître en un seul instant » avec Nassrine Reza)

* * *

Découvrez la nouvelle vidéo « Créer une vie qui vous corresponde réellement ! » : Vidéo Youtube

Nassrine pour Merci la Vie !

Découvrez mon site en cliquant sur : www.nassrinereza.com

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 12

Quand j’étais enfant, mon héros préféré était Superman ! Bien sûr, je voulais être comme lui : grand, beau, fort et courageux.

Bien des années plus tard, j’ai appris à admirer chez lui d’autres qualités, comme sa générosité, son dévouement et sa compassion pour les « humains normaux ». Comme si, pour être grand, beau et fort, il avait fallu qu’il développe aussi, et peut-être d’abord, sa générosité, sa modestie et son amour pour les autres.

Elle est peut-être là la difficulté des humains « normaux ». A force d’être centrés sur soi, peut-être qu’on ratatine en qualité. Je suis bien placé pour le savoir, moi qui passe la plupart de mon temps seul. Et qu’est-ce qui nous ratatine le plus ? La peur ! Nos gouvernements le savent bien. Comme chômeur, l’épouvantail de la peur, je le vois souvent. Quand les autorités pressent sur ce bouton, on peut être certain que les gens vont réagir.

Superman, lui, ne craint rien ! Sa force est là, mais ce qui lui donne cette force, à mon avis, c’est l’amour, sa foi en l’humanité, en ce qu’il y a de beau en nous. S’il n’avait pas cette foi, cette conviction qu’il vaut la peine de défendre ses valeurs qui lui sont chères, je crois qu’il ne pourrait pas accomplir tant de belles choses.

Je ne cherche pas à devenir un super héros, mais seulement à être bien. Le chômage, la solitude, la précarité, je ne me vois pas m’épanouir là-dedans, ni personne d’ailleurs. Pour en sortir, retrouver une vie qui me permette d’être bien dans ma peau, il me faut peut-être tourner mon regard dans une autre direction, et cette direction, à mon avis, c’est l’intérieur. Je crois que c’est en moi et pas ailleurs que je retrouverai la confiance en la vie, en l’avenir, cette foi qui, comme pour Superman, permet de déplacer des montagnes.

Jean-Daniel

Le Meilleur d’ailleurs

… The Forest Man of India …

Majoli, ma jolie

Au nord-est de l’Inde, au beau milieu du fleuve Brahmapoutre, se trouve Majoli (ou Majuli), la plus grande île fluviale du monde. Abritant environ 150 000 habitants, elle ne déborde pas seulement de richesses culturelles et historiques typiquement insulaires ; chaque année, durant la mousson, elle subit aussi d’importantes inondations érodant de plus en plus la région. Depuis environ 150 ans, la superficie de l’île a pratiquement diminué de moitié, laissant présager sa disparition totale d’ici une vingtaine d’années…

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« Si les humains se battent contre la nature, s’ils se mettent contre elle, alors la nature leur montrera qu’ils font une erreur »

Comprenant l’ampleur du phénomène et certaines de ses causes, dont l’acidification des océans résultant partiellement de la pollution marine, Jadav Payeng, originaire de Majoli et forestier de profession, a décidé que l’avenir de son île pourrait être différent s’il daignait s’accorder avec la nature en plantant des arbres chaque jour, encore, et encore, et encore… Sa première plantation de bambous remonte à la fin des années 70, à même le sable de la rive érodée… une idée considérée folle et vaine à l’époque, qui pourtant, a depuis fait croître une foisonnante forêt, un écosystème doté d’une biodiversité unique s’étendant sur 550 hectares (Central Park, à New York, fait 341 hectares). L’accomplissement de Jadav est d’autant plus impressionnant que ses arbres limitent désormais les effets de l’érosion, notamment en raison de leurs racines, qui stabilisent davantage le sol, et leur stature, qui protège l’île du vent.

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« Je vais continuer à planter jusqu’à mon dernier souffle »

Si Jadav Payeng n’avait pas suivi son cœur et cultivé son amour inconditionnel de la nature au cours des 30 dernières années, plantant sans cesse et protégeant sa forêt de l’avidité de certains hommes qui ne pensaient qu’aux gains économiques en voyant la taille des arbres parvenus à maturité, qui sait ce que serait devenue l’île de Majoli? Un triste îlot sablonneux et stérile? Qui aurait parié la présence d’un sanctuaire floral luxuriant, peuplé d’animaux sauvages en voie d’extinction, dont des éléphants, des rhinocéros, des tigres et des oiseaux rares? Imaginez ce qu’un groupe de personnes motivées, en réciprocité avec la nature, pourrait créer à force de persévérance, si un seul homme a réussi à planter à mains nues un jardin d’Éden… Imaginez…

Pour voir le documentaire de William D. McMaster consacré à Jadav Payeng, The Forest Man of India
https://www.youtube.com/watch?v=HkZDSqyE1do

Patrix pour Merci la Vie !

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 11

J’étais content de retrouver Ben. On se connaissait depuis le Cégep et j’avais confiance en lui. Aussitôt assis, il m’a demandé ce qui m’arrivait. Je lui ai répondu que je me sentais bizarre, que je perdais un peu les pédales.

Tout pragmatique qu’il est, Ben a voulu en savoir plus sur ce que je vivais. Alors, je lui ai raconté ma vie des dernières semaines.

Il me posait régulièrement des questions pour mieux comprendre, et moi je répondais, tout content de sentir que quelqu’un m’écoutait. J’avais passé beaucoup de temps seul depuis mon licenciement, et d’être là, simplement avec quelqu’un qui m’écoutait pour de vrai, juste ça, ça me faisait du bien.

Pour Ben, mon histoire n’était pas facile à comprendre. Il ne s’était jamais retrouvé au chômage ni tout seul. Être seul, on dirait que ça multiplie les problèmes. En plus, j’avais beaucoup de temps pour y penser, alors ils tournaient et retournaient dans ma tête. Je l’ai réalisé en lui parlant. Oui, c’est là que j’ai compris que je tournais en rond, avec les mêmes scénarios qui se répétaient jour après jour dans ma tête et dans ma vie.

Moi, je ne voyais pas le temps passer, mais à un moment donné, Ben m’a fait comprendre qu’il se levait le lendemain pour aller bosser. Il était un peu mal à l’aise de me laisser, alors il m’a proposé d’aller dormir chez lui. C’est bien Ben ça, avec son grand cœur. Je lui ai dit que je n’étais pas à l’article de la mort ni suicidaire, et finalement, il m’a laissé rentrer chez moi.

Avant de se quitter, il a insisté pour que je fasse quelque chose, comme consulter un psy ou un truc du genre. Ce type de problèmes lui foutait la trouille et il ne voulait pas que je reste dans cet état. Je lui ai promis que j’allais m’en occuper et que je lui donnerais des nouvelles rapidement.

Figurez-vous que sur le chemin du retour, je me sentais déjà mieux. J’avais un peu vidé mon sac et notre conversation m’avait aidé à clarifier mes pensées. J’étais assez lucide pour me rendre compte que je marchais sur une pente descendante, et en même temps conscient qu’il y avait sûrement quelque chose à faire pour me sortir de là.

C’est avec un petit sourire aux lèvres que j’ai franchi le seuil de mon appartement, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps.

Je vous retrouve la semaine prochaine pour vous raconter la suite. 

Jean-Daniel

Comment allez-vous ?

Nous vous proposons ici des extraits d’une consultation de Nassrine Reza, qui, depuis plus de 10 ans, accompagne des gens sur leur chemin de vie et de guérison.


Q : Je travaille dur, je fais beaucoup d’efforts, mais malgré tout je ne parviens pas à atteindre mes objectifs. Je suis exténué, la vie m’épuise tellement.

R : Il n’y a rien de surprenant à être fatigué, si vous nagez continuellement à contre-courants. Si l’effort est présent, c’est simplement parce que vous faites quelque chose qui ne vous tient pas à cœur. La voix du cœur choisit toujours la voie du bonheur.

Q : Si je n’agis pas, il ne se passe rien !

R : Il ne s’agit pas de ne rien faire, mais de faire ce qui est juste et bon pour vous ! Laissez-vous transporter par ce qui vous anime profondément et vous ne serez plus jamais épuisé. Au contraire, vous ressentirez à nouveau le souffle de la vie et vous naviguerez avec lui en toute sérénité.

Q : Vous me parlez comme si j’avais la liberté de changer ma vie !

R : Alors vous avez tout compris. Si vous ne vivez pas pour vous avant tout, alors à quoi bon tout cela ? Si vous pensez d’abord à votre bien-être et si vous agissez à partir de ce mouvement intérieur, vous amènerez systématiquement votre bien-être à l’humanité…

(Extrait d’un dialogue avec Nassrine Reza)

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Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 10

Les quelques jours passés avec mes parents m’avaient replongé dans l’ambiance familiale qui avait nourri mon enfance et mon adolescence. Mais je n’avais pas vécu ce séjour dans l’intimité de mes parents comme les autres fois. Non, ma perception avait été différente. L’acuité avec laquelle j’avais perçu leur mode de vie et les valeurs qui le sous-tendaient, me les avait fait sauter à la figure en quelque sorte. Un vrai choc !

De retour chez moi, j’ai réalisé que j’avais adopté bon nombre de leurs façons de vivre, mais qu’elles ne me correspondaient pas vraiment, ou plutôt plus vraiment.

Oui, j’avais changé. Je ne me sentais plus à l’aise avec tout cela. Depuis quelques jours, j’avais la boule au ventre, je déambulais avec le sentiment que les bases sur lesquelles j’avais bâti ma vie jusqu’à aujourd’hui glissaient sous mes pieds. Je me sentais comme Néo dans la Matrice. Le monde dans lequel j’évoluais, de solide et fiable, était devenu chancelant. Seul dans mon appartement, pour être honnête avec vous, je flippais.

Bien sûr, j’avais envie de parler de ce que je vivais, je me disais que ça pourrait sûrement m’aider à mettre de l’ordre dans mes idées, mais à part à un psy, j’avais peur qu’on me prenne pour un fou. Et encore, après ma dernière visite chez le médecin, je doutais qu’un psy me comprenne vraiment. Alors, pour me changer les idées, je suis allé marcher un peu dehors, puis j’ai traîné dans un centre d’achats. J’avais l’impression d’être moins seul, même si ce n’était pas vrai. Après quoi, j’ai loué quelques films au vidéoclub, puis je suis rentré chez moi.

Le même soir, j’ai regardé le premier volet de la Matrice, mais avec un autre regard. J’étais dans la peau de Néo, je me sentais comme lui quand il a quitté la matrice pour se retrouver de l’autre côté. Sauf que pour moi, il n’y avait pas de Morphéus pour m’accueillir et m’expliquer ce qui se passait.

L’impression de perdre ses repères, vous connaissez ? Moi, j’avais le feeling, et j’a dans les tripes, et je n’aimais pas ça du tout. Alors, j’ai appelé un pote. Il a vite compris que je ne racontais pas des histoires, et il a proposé qu’on se retrouve pour jaser. J’ai raccroché, enfilé mes baskets et j’ai sauté dans mon char.

Je vous retrouve la semaine prochaine pour vous raconter la suite. 

Jean-Daniel