Archives mensuelles : avril 2015

Montée de lait

Intoxication… élémentaire Dr

Personnellement, j’adhère à la croyance voulant que l’on devient ce que l’on ingère. En fait, comment pourrait-il en être autrement? Dans notre société d’hyper consommation où quantité rime rarement avec qualité et où la nourriture transformée est souvent perçue comme de la simple marchandise rapportant des profits monstrueux à l’industrie agroalimentaire, inutile de mentionner qu’il importe de bien lire les étiquettes (encore faut-il les comprendre) des produits que l’on achète. Un ingrédient en particulier, autant présent en masse sur les tablettes des supermarchés conventionnels que dans les assiettes des restaurants (notamment asiatiques), et masqué sous une vingtaine d’appellations aussi trompeuses qu’ « assaisonnement » ou « épices », devrait davantage attirer l’attention : le Glutamate Monosodique (GMS) ou Glutamate de Sodium.

D’abord, il faut préciser que cet acide aminé est un constituant naturel des protéines d’origine animale et végétale (viandes, poissons, produits laitiers, légumes), lesquelles comportent des propriétés gustatives rendant certains aliments particulièrement savoureux (umami, la 5e saveur de base). Le corps humain produit lui aussi du glutamate naturel et il est indispensable à son bon fonctionnement (neurotransmetteur excitateur le plus répandu dans le système nerveux central). Jusque-là, tout va bien et Dame Nature, qui fait bien les choses, suit son plan.

glutamate

Le problème, s’il en est un, c’est qu’il se fabrique depuis presque un siècle du GMS synthétique sous forme de poudre blanche que l’industrie agroalimentaire apprête à toutes les sauces en tant qu’exhausteur de saveurs. Et pourquoi les compagnies font-elles cela? Poser la question, c’est y répondre : elles ont compris que cet additif a un fort pouvoir addictif. Car non seulement le GMS artificiel rehausse inutilement le goût des aliments et substances (qui plus souvent qu’autrement contiennent déjà une saine et suffisante quantité de glutamate naturel) ; il surexcite aussi les papilles gustatives et le cerveau, modifiant ainsi les perceptions normales que le consommateur a de son appétit (faim mécanique) et l’orientant systématiquement vers les produits qui seront les plus anormalement appétissants. Bref, plus on en prend, plus on en veut. IN$IDIEUX, n’est-ce pas ?

Mais ce n’est pas tout, hélas ; le GMS artificiel n’a pas la même structure moléculaire que le naturel et agit différemment sur le corps humain, surtout s’il est ingéré abondamment et régulièrement. Si certaines personnes éprouvent le « Syndrome du buffet chinois », une hypersensibilité impliquant des maux de tête, étourdissements, nausées, oppressions thoraciques, etc. (la liste s’éternise) à la suite d’un repas bourré de Glutamate Monosodique, la bombe à retardement n’en demeure pas moins neuronale. À long terme, cette hyperstimulation cérébrale entraînerait une excitotoxicité, c’est-à-dire la destruction des neurones, contribuant ainsi au développement de certaines maladies neurodégénératives. Des études sérieuses et indépendantes ont d’ailleurs été réalisées à ce sujet par les docteurs Lucas et Newhouse en 1957 et John Olney en 1968-1969, mais elles furent curieusement flanquées aux oubliettes. Lorsque l’Union-Européenne et diverses agences de santé publique nord-américaines (dont la FDA et Santé Canada) n’y voient là qu’un simple additif inoffensif, nous sommes en droit de nous demander si le culte maladif de l’économie de notre ère consumériste ne déclasse pas l’éthique et le bon sens. Laxisme, ignorance, désinformation? Un peu de tout cela, mais surtout, un cruel manque de sensibilisation.

Toujours est-il que la logique mercantile de l’industrie agroalimentaire post-moderne et du neuro-marketing parle d’elle-même : « la nécessité commerciale » de battre la concurrence sans réellement se soucier du fait que ce qu’elle vend à tout prix au consommateur le transforme lentement mais sûrement en glouton obèse, dépendant et sans cervelle. Pas trop coûteux, mais ô combien goûteux!

Conseil d’ami : mangez bio, local, choisissez vos restaurants, informez-vous intelligemment, gardez l’œil ouvert (et la bouche à demi fermée), car le GMS synthétique est introduit presque partout où la nourriture est transformée ; même le café de certaines grandes chaînes en contiendrait. Misère.

Patrix pour Merci la Vie !

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 5

Il y a des jours où on veut bien faire. Mais parfois, on veut trop en faire. Comme ma sœur l’autre jour. Elle m’avait invité à souper, certaine que ça allait me faire du bien de sortir de chez moi et de passer un moment avec sa petite famille. Il est vrai que j’aime beaucoup mon neveu et ma nièce, comme ma sœur bien sûr, et que j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à m’amuser avec eux.

On a mangé ensemble, discuté de tout et de rien un moment, et jusque là, tout est bien allé. 

Après le souper, pendant que son mari est allé coucher les enfants, ma sœur m’a invité au salon pour discuter. Elle était inquiète pour moi et voulait savoir comment j’allais.

Je lui ai raconté mes aventures de jeune chômeur seul au foyer, sans lui relater cependant les passages critiques ni ma grande fragilité du moment. Mais comme elle me connaît bien, elle a deviné que je ne filais pas aussi bien que ce que je voulais laisser paraître. Vous devinez la suite, son cœur de grande sœur et de maman a voulu tout savoir afin de voler au secours de mon petit être perdu.

Enfin, je suppose que c’est ainsi qu’elle se sentait. Mais de mon côté, ça ne me tentait pas de tout lui raconter. Les années passant, on s’était un peu éloigné l’un de l’autre, même si on s’aimait beaucoup. J’étais devenu un peu solitaire. De son côté, sa vie de mère et son emploi ne lui avait laissé que peu de temps libre, et moi je m’étais tourné vers d’autres champs d’intérêt.

Comment lui faire comprendre ce que je vivais intérieurement ? Était-elle d’ailleurs réellement capable de le comprendre ? Ces choses-là sont tellement personnelles, que je me suis dit qu’il valait mieux que je les garde pour moi. Non pas que je doutais de sa réelle envie de m’aider, mais j’avais bien de la difficulté à me connaître moi-même et à savoir ce qui était bon pour moi, alors comment l’aurait-elle su, elle ?

Devant mes hésitations, ma sœur s’est un peu fâchée. Elle m’a répété plusieurs fois qu’elle voulait m’aider, que ma situation n’était pas facile et que je pouvais lui confier mes soucis … Tout cela a fait qu’on s’est laissé un peu platement.

Je vous raconte la suite la semaine prochaine.

Jean-Daniel

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Faire refleurir les déserts – c’est possible !

La désertification constitue aujourd’hui une des causes majeures d’atteinte à l’environnement.  Avec la perte de sols fertiles, ce sont autant la flore, la faune que les populations concernées qui en payent le prix fort. On estime qu’un tiers environ de la superficie des terres émergées du globe, soit environ 4 milliards d’hectares, est menacé de désertification.

L’eau, base de la vie sur notre belle Planète Bleue, devient plus que jamais un enjeu vital en raison soit de sa rareté, mais aussi des nombreuses pollutions qui la menacent.

Quand on sait que plus des 2/3 de l’eau douce est utilisée pour l’arrosage des cultures, on se dit qu’on touche à un point capital. Et quand on sait que Philippe Ouaki Di Giorno, un horticulteur de France, a mis au point un hydrorétenteur/fertilisant biodégradable capable de retenir jusqu’à cinq cent fois sa masse en eau et à la conserver dans ses filets de cellulose, et que cette invention permet d’économiser d’immenses quantités d’eau, en particulier dans les zones arides, on se dit qu’il faut absolument jeter y coup d’oeil à cela. 

reboisement

Alors, si ce sujet vous intéresse, voici :

Le site de l’entreprise de Philippe Ouaki Di Giorno : www.polyter.net
Une interview de Philippe Ouaki Di Giorno par le magazine Clés : www.cles.com

Anecdote

Et si on trinquait ensemble ?

Il est parfois, voire souvent surprenant de remonter à l’origine de certaines pratiques que l’être humain respecte et perpétue en vertu de la tradition. Lors des occasions spéciales, ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi il est coutume de trinquer entre amis et invités ?

Eh bien c’est vers le Moyen-Âge qu’il faut se tourner. À cette époque, les empoisonnements prémédités par des ennemis étaient si fréquents qu’à tout moment, quiconque pouvait se retrouver avec un verre mortel à la main. Afin de s’assurer qu’aucun convive ne complotait un empoisonnement, il devint donc usuel de se prouver mutuellement sa bonne volonté en versant une infime quantité de liquide de son verre dans celui de l’autre. Ensuite de quoi, il fallait mélanger le tout et prendre une petite gorgée en se regardant fixement dans les yeux. Le buveur malintentionné qui détournait le regard se trahissait et attirait ainsi les soupçons.

trinquer

De banquets en célébrations, l’habitude évolua : en guise de confiance, les invités devaient à tour de rôle, yeux dans les yeux, cogner fortement leur chope débordante de façon à ce qu’une quantité de leur boisson tombe dans celle de leur voisin. Les chopes n’étaient pas faites en verre à cette époque, mais plutôt en bois ou en métal, donc beaucoup plus résistantes. D’ailleurs, le terme « tchin-tchin » réfère directement au bruit des verres en métal qui s’entrechoquaient, car les plus méfiants trinquaient deux fois plutôt qu’une !

Dorénavant, nous ne trinquons que pour fraterniser, et tout bien considéré, c’est beaucoup mieux ainsi !

Patrix pour Le Meilleur de Nous

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 4

Je ne m’étais encore jamais retrouvé dans la peau d’un chômeur, mais après seulement une semaine, tout un poids s’était posé sur mes épaules : celui de la culpabilité. Comme si j’avais fait exprès, comme si c’était de ma faute !

Le coup dur est arrivé le matin où j’ai fait pour la première fois la file devant le bureau de recherche d’emploi. Je me suis senti mal dès mon arrivée. La vue des visages déconfis des gens cordés comme du bétail en attente d’un préposé m’a fait l’effet d’un coup de poing dans le ventre. Je suis resté l’estomac noué toute la journée.

Je savais pour l’avoir lu que la culpabilité est un poison. Au bureau de l’emploi, j’avais ressenti clairement ses effets et j’avais déjà assez de problèmes comme cela sans y ajouter une dépression ou une maladie grave. Face à face avec elle, il fallait que je trouve une parade, un antidote.

Tout naturellement, j’ai ressorti mes livres. Mais bien entendu, aucun ne donnait de recette miracle. J’ai cependant glané des informations pertinentes, et j’ai décidé de mettre immédiatement en pratique le conseil qui me tentait le plus : écouter de la belle musique. Pas n’importe laquelle donc ! L’auteur recommandait une musique douce, relaxante et harmonieuse, afin de s’offrir un bain de vibrations positives et régénératrices, bonnes pour le corps et l’âme.

J’ai essayé quelques CD, et une fois mon choix fait, je me suis allongé pour en profiter pleinement. Je peux confirmer que ça m’a fait beaucoup de bien. Durant un moment, je n’ai plus pensé à ma situation de chômeur solitaire, mon impression d’échec s’est dissipée et je me suis détendu. J’avais toujours écouté de la musique pour le plaisir. Et voilà qu’en elle je trouvais maintenant une thérapeute. La vie nous fait parfois des clins d’œil amusants.

Je vous raconte la suite la semaine prochaine.

Jean-Daniel

Comment allez-vous ?

Chaque semaine, nous vous proposons des extraits d’une consultation de Nassrine Reza, qui, depuis plus de 10 ans, accompagne des gens sur leur chemin de vie et de guérison.


nassrine-reza

La magie est en vous !

Sortir de l’illusion pour retrouver votre essence

« Dans votre enseignement sur le Pouvoir de l’accueil, vous dites que tout se produit spontanément et que la meilleure des solutions nous est toujours présentée naturellement. Vous avez dit à mon collègue : Les réponses viennent, si nous ne les cherchons plus. J’ai pourtant encore l’impression de devoir faire beaucoup d’efforts pour atteindre mon épanouissement. »

«  Dans la vie, le corps se déplace, le mental capte des pensées et des émotions se manifestent. Mais vous, avez-vous fait quoi que ce soit d’autre à part observer ces mouvements dans le corps, dans le mental et dans le système émotionnel ? Le corps exécute d’innombrables tâches à cet instant précis, le mental est à l’écoute et des émotions jaillissent. Faites-vous quoi que ce soit pour que tout cela se produise maintenant ou en êtes-vous le témoin ? Êtes-vous l’observateur de la vie ou l’observé dans la vie ?

C’est grâce à cet état de « témoin », qu’il vous est possible d’observer toute chose, n’est-ce pas ? Grâce à lui, vous percevez ce monde physique, ces pensées, ces émotions. La conscience de l’état de témoin doit être maintenue, si vous désirez être épanoui à vie. Il est indispensable de porter votre attention à priori sur cet observateur, sans lequel tout ce qui est observé ne pourrait pas exister. Si vous déviez votre attention de lui, alors l’observateur devient soudainement l’observé. Ce principe se nomme l’identification. Elle est la racine de toute forme de souffrance et elle vous tend un piège, dans lequel vous retombez jour après jour.

Vous vous réveillez tous les matins, en ayant la ferme conviction d’être une personne à part entière, qui possède une vie qui lui est propre, et ce, par inadvertance, simplement parce que votre point de vue a dévié de l’observateur à l’observé. La personne est comme une coquille qui vous emprisonne. Brisez la coquille et découvrez que personne n’existe. La personne que vous croyez être n’est que le fruit d’un amas d’idées erronées, issus d’ouïes-dires qui n’ont jamais été remises en question. Elle a accumulé d’innombrables croyances, toutes aussi fausses les unes que les autres. Et au fil du temps, qui n’existe pas non plus, vous vous êtes affermi dans cette illusion «  je suis une personne, je possède une forme physique et un nom, je pense de telle manière, cela m’appartient et pour accéder au bien-être je dois faire maintes choses ». Vous vous êtes enfermé dans une prison dorée, que vous appelez à tort la réalité. Mais toute limitation est imaginaire. Seul le non-limité est réel. Et vous, vous n’êtes limité par rien. »

Découvrez la suite en version vidéo en cliquant sur : La Magie est en vous

Nassrine pour Merci la Vie !

Découvrez mon site en cliquant sur : www.nassrinereza.com

La Vie en vert

Un cultivateur hors normes !

Connaissez-vous Pascal Poot ? Ce cultivateur hors normes qui fait pousser 400 variétés de tomates sans eau ni pesticides sur un terrain caillouteux et dans un climat aride.

Comment est-ce possible ? Découvrez-le en lisant le reportage du journal Rue 89.

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Tomates sans eau ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes

Les méthodes de Pascal Poot, loin de l’agriculture moderne, sont aussi hyperproductives que naturelles et peu coûteuses. Des scientifiques pensent y trouver des réponses au changement climatique.

Ici, le terrain est si caillouteux et le climat si aride que les chênes vieux de 50 ans sont plus petits que les hommes. Pourtant, à l’entrée de la ferme de Pascal Poot, sur les hauteurs de Lodève (Hérault), trône une vieille pancarte en carton : « Conservatoire de la tomate ».

Pourtant, chaque été, les tomates Poire jaune et autres Noires de Crimée poussent ici dans une abondance folle.

Sans arrosage malgré la sécheresse, sans tuteur, sans entretien et bien sûr sans pesticide ni engrais, ses milliers de plants produisent jusqu’à 25 kg de tomates chacun.

Son secret ? Il tient dans les graines, que Pascal Poot sème devant moi, avec des gestes qui mêlent patience et nonchalance.

C’est le début de la fin de l’hiver dans la région, le temps est venu pour lui de confier ses graines à la terre. Ce sont ses premiers semis de l’année.

L’homme a 52 ans mais semble sans âge. Ce fils d’agriculteurs, qui a quitté l’école à 7 ans, se dit « complètement autodidacte ». Il a élevé des brebis et cultivé des châtaignes avant de se spécialiser dans les semences. Il dissémine aujourd’hui ses graines sur du terreau, dans des jardinières fatiguées.

La suite de l’article de Rue 89 sur : http://rue89.nouvelobs.com

Et aussi le reportage d’Arte sur Pascal Poot en cliquant sur : www.dailymotion.com

Montée de lait

« Aide-toi et le Ciel t’aidera », a dit un jour une sage personne.

Chaque fois que j’entends ce dicton, je ne peux m’empêcher d’imaginer mon vieux prof de philo, le visage crispé par le cynisme, en train de maudire la pensée magique et l’immobilisme. Bourru, il nous bourrait le crâne de concepts philosophiques abstraits parfois très incompatibles avec le concret. Cependant, même si je me perdais souvent dans son labyrinthe intellectuel parsemé de détours théoriques abstrus, j’ai su me rallier à cet adage, qu’il ne cessait de nous répéter d’ailleurs, peut-être parce qu’il constituait l’essentiel de son enseignement.

Vous êtes-vous déjà retrouvé impuissant face aux difficultés d’un (e) ami (e), membre familial, proche, connaissance, qui avait tout à sa portée pour s’en libérer, mais qui pourtant, préférait se conforter dans la victimisation? Personnellement, il m’arrive fréquemment de prêter une oreille attentive à de déplorables mélodrames, religieusement ponctués par le ronchonnement de plaintes mille fois entendues :

« Pourquoi ça n’arrive rien qu’à moi ? »

Je ne sais pas moi, mais connais-tu tout le monde sur Terre?

« Pourquoi le Ciel me tombe toujours sur la tête ? »

Je ne sais pas moi, peut-être parce que le Ciel veut que tu montes sur ses nuages ?

« Non mais quand est-ce que ça va finir tout ça ? »

Je ne sais pas moi, peut-être quand tu vas commencer ?

Et ainsi de suite…

Remarquez, le fond de ma pensée ironique est rarement dévoilé. Je préfère fredonner subtilement « Aide-toi et le Ciel t’aidera », car après tout, quoi dire à un (e) entêté (e), si ce n’est qu’il (elle) a la tête dure? C’est que voyez-vous, à la longue, j’en suis venu à me sentir victime de ma propre et piteuse sympathie. Je l’ai donc troquée pour l’empathie, plus objective, moins « absorbante », et certes davantage bienveillante, puisqu’elle ne courtise pas l’apitoiement. Je ne peux plus me résigner au sempiternel « Pauvre toi ». Allergique je suis.

Plus facile à rédiger qu’à digérer par contre. Difficile de rester totalement insensible devant la souffrance morale et physique de mes proches qui s’évertuent à récolter ce qu’ils n’ont pas semé. Loin de moi l’idée de banaliser leurs problèmes ; je crois simplement que chaque être humain lucide pourrait définitivement améliorer sa situation personnelle s’il prenait le temps de comprendre qu’il en est le co-créateur et qu’il détient un certain pouvoir d’influence qui n’attend que d’être mis en pratique. Mes expériences m’ont amené à trouver infructueux, voire destructeur de vouloir aider quelqu’un qui ne veut pas s’aider. Aussi bien tenter d’ouvrir une porte dessinée sur un mur…

Bien que déchirant, il faut apprendre à tolérer et accepter le fait que certaines personnes s’obstinent inconsciemment à vivre et revivre tel ou tel problème dont la cause est assurément plus profonde que le fond d’un baril. Ils font le choix de ne pas avoir le choix, et nous devons le respecter, dans la mesure où notre liberté n’en subit pas les contrecoups. En fait, la Vie, c’est un peu comme mon vieux prof de philo ; elle nous répète incessamment ses leçons jusqu’à ce qu’on les comprenne. Et s’il y a bien une leçon qui est écrite dans le Ciel, c’est que l’on ne peut pas comprendre à la place des autres.

Patrix pour Merci la Vie !

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 3

Je ne peux pas dire que mon ciel intérieur s’était complètement dégagé, non, de loin pas, mais le rayon de lumière qui avait percé ma grisaille avait réveillé quelque chose en moi : l’envie d’être heureux. Je sentais que j’étais fait pour être heureux, que nous avons tous été créés pour être heureux, et que, maintenant que cette connaissance était revenue en moi, je ne pourrais plus faire comme si je ne le savais pas.

Comme vous voyez, ce n’était pas très concret, mais l’envie était là, comme l’élan du printemps quand la neige a fondu et que les premières feuilles montrent leur nez. J’avais envie de changement, de nouveauté !

Ce matin, j’ai mis ma routine de côté. Pas de café, pas d’ordi ! J’ai pris un grand verre d’eau chaude, me suis habillé et j’ai filé dehors, respirer le grand air. La neige tombée durant la nuit réverbérait les rayons du soleil qui montait à l’horizon. Il y avait quelque chose de magique. C’était beau !

Je me suis revu enfant jouant dans la neige, courant après les flocons pour les attraper dans mes mains et dévalant le verger familial en faisant des culbutes avec les amis du quartier. Ces souvenirs remontaient en même temps que la nostalgie de mon enfance insouciante. Que s’était-il passé depuis cette éternité ?

Un homme sorti promener son chien est passé non loin de moi. J’aurais aimé le saluer et lui dire combien je trouvais la vie belle. Son chien s’est retourné et m’a regardé, mais pas son maître, visiblement adsorbé dans ses pensées.

J’avais entamé nombre de journées en faisant dans ma tête ma liste des « choses à faire » et de mon emploi du temps. Mais pas ce matin-là ! Oui j’étais au chômage, oui demain était incertain, mais maintenant était beau et c’était maintenant que je vivais.

Au milieu du petit parc de mon quartier, j’ai pris quelques respirations profondes, salué l’astre du jour et je suis retourné chez moi décidé à redevenir le capitaine de ma destinée.

Je vous raconte la suite la semaine prochaine.

Jean-Daniel

Le Meilleur d’ailleurs

L’Équateur, petit pays de l’Amérique du Sud pourvu de plages exotiques, montagnes andines et forêts amazoniennes, est le siège de particularités sociales, environnementales et morales aussi diversifiées que ses paysages.

Des bananes dans les oreilles

Premier exportateur mondial de bananes, l’Équateur n’échappe évidemment pas au révoltant phénomène du gaspillage alimentaire industriel, notamment parce que les standards esthétiques des corporations européennes exigent une forme et une allure parfaites aux bananes pour qu’elles puissent être acheminées et vendues dans leurs supermarchés. Sachant qu’à l’échelle nationale, seulement pour ce fruit, il se gaspille 400 tonnes par jour, ce qui représente annuellement 15 fois le poids de la Tour Eiffel, le gouvernement équatorien a récemment pris l’initiative de distribuer gratuitement dans les écoles de son pays une partie de l’excédent parfaitement consommable, mais pourtant dédaigné en Europe, d’autant que ce fruit est reconnu pour ses multiples vertus nutritives. Pourquoi s’en priver ?

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Buen Vivir ou Sumak Kaswai

En dépit du fait que l’Équateur soit un pays d’une incroyable biodiversité et riche en ressources, si le nouveau gouvernement de Rafael Correa n’avait pas mis sur pied en 2007 un Plan National de développement solidaire où le bien-être de la population, l’accès aux biens et services de qualité, la relation harmonieuse avec la nature et l’éradication de la pauvreté et des inégalités sociales sont au cœur des objectifs cruciaux, les avancées socio-environnementales du pays ne seraient pas aussi encourageantes. En d’autres mots, c’est un projet reposant sur les visions traditionnelles des indigènes andins et amazoniens. D’ailleurs, si l’on en croit un récent sondage de la firme Gallup, l’Équateur serait au 3e rang mondial des pays où la population est la plus heureuse! Le gouvernement distribuerait-t-il aussi des sourires ?

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Vilcabamba, capitale mondiale des centenaires

Parlant qualité de vie, il existe en Équateur une petite vallée reconnue mondialement pour l’extraordinaire longévité de ses habitants. Vilcabamba intrigue à tel point qu’un centre d’étude sur la gérontologie a été établi dans le village. Encore aujourd’hui, entre mythe et réalité, le mystère ne demeure que partiellement résolu. Quelques facteurs favorisant la longévité sont néanmoins indéniables : l’air des montagnes est purifié par la forêt amazonienne, poumons de la Terre ; l’eau, étonnamment pure et riche en minéraux sains, bénéficie d’une filtration andine de plus de 3000 mètres d’altitude ; le régime alimentaire est majoritairement végétarien ; le tabac fumé est naturel ; l’alcool est consommé parcimonieusement ; le climat de la vallée, nichée à 1500 mètres d’altitude, est idéal à l’année longue (23 degrés Celsius le jour et 15 degrés Celsius la nuit) ; et le style de vie préconisé encourage l’activité physique tandis que le stress est absorbé par les hamacs…

Patrix pour Merci la Vie !